C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

9 février 2012

Nous ne sommes pas encore au bout du quai !…

Le quai à droite et sa rampe
"Lecture est donnée d'une pétition, de nombreux habitants de la ville demandant le prolongement du quai. Après une longue discussion, à laquelle plusieurs membres de l'assemblée prennent part, le Conseil prend cette demande en considération, reconnaît en principe l'extrême utilité du prolongement du quai, mais ne pouvant, vu l'état de ses finances et sans qu'un pareil projet ait été étudié avec soin, en voter l'exécution dans son entier, et considérant, en outre, que nul devis ne peut, pour l'évaluation de la dépense, équivaloir à une exécution partielle, décide que deux mille cinq cents francs, à prendre sur les premiers fonds disponibles, seront affectés à édifier la partie de mur prolongeant le mur latéral du quai du côté du levant dont les fondements sont déjà jetés."

Cet extrait du procès verbal du Conseil municipal du 8 novembre 1857 montre bien que le projet d'un prolongement du quai existant n'est pas chose nouvelle, mais toujours lié, quelle que soit l'époque, au coût exorbitant d'un tel chantier. Dans sa notice sur la ville d'Anduze de 1823, l'auteur A. Viguier se faisait déjà le porte-parole de ce désir anduzien.
Nous savons que la construction de la digue telle que nous la connaissons aujourd'hui, important ouvrage d'art de la fin du XVIIIème siècle réalisé grâce aux deniers des Etats de Languedoc, est insuffisante pour répondre à la canalisation d'une forte gardonnade : le dernier gros épisode cévenol de septembre 2002 nous l'a rappelé de façon dramatique et a contribué de ce fait à remettre le fameux projet sur la table.
Si notre vieux quai, façonné avec de belles et vieilles pierres taillées, participe depuis longtemps au charme architectural d'Anduze, quel pourra être l'impact environnemental d'un futur prolongement ? Ne devrons-nous pas faire les choix de la sécurité et de l'efficacité contre l'esthétisme ? Epineuses questions qui trouveront de toute façon leurs réponses le moment venu, devant les différents projets proposés… Restons optimistes !

1 commentaire:

Charles a dit…

Cher billet culturel,
Les quais sont une mine d'inspiration inépuisable pour les amoureux ou les romantiques.La preuve, c'est que je viens d'envoyer un message à ce blog et qu'il s'est probablement perdu, dont je m'astreint (ce n'est pas peu dire) à le réécrire.
J'ai déjà dit dans ce message disparu que j'appréciais l'architecte Michel Corajoud, constructeur des quais miroir d'eau à Bordeaux.Or Corajoud n'oppose pas esthétique et sécurité, il les marie dans la notion de pasyage. Que veulent les habitants d'Anduze en terme de paysage sur la façade admirable de leur rive du Gardon?
Salutations
Eric Baier