C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

19 avril 2013

Changement de saison…

Si depuis quelques temps nous profitons avec délice d’une météo plus que favorable annonçant la fin de l’hiver et l’installation définitive du printemps, ce changement ne sera vraiment acté, pour ma part, qu’avec le retour dans nos contrées d’un merveilleux voilier…
A chacun son repère et le mien a toujours été à cette époque de l’année l’apparition du Martinet noir, autour du vingt avril, son cri perçant et caractéristique venant enfin annoncer les beaux jours ! Ces oiseaux atypiques, que l’on peut voir souvent en bande se poursuivre dans nos ruelles étroites de façon très précise sinon virtuose, sont capables d’atteindre des vitesses de pointe de 150 km/h. Maître du ciel, ce migrateur, venu d’Afrique où il retournera fin juillet, y passe l’essentiel de sa vie qui peut durer quand même jusqu’à une vingtaine d’années.
Mais si son corps est très bien façonné par dame Nature pour des performances aériennes exceptionnelles, sa constitution aérodynamique se retourne quelques fois contre lui quand, pour différentes raisons mais bien souvent à cause d'une rafale de vent traîtresse, il se retrouve plaqué au sol… Contrairement à l’hirondelle avec laquelle certains le confondent, vous ne verrez jamais un Martinet se percher ou se poser, ses pattes assez fortes n’ayant d’autres fonctions que de s’agripper aux trous des parois rocheuses et autres espaces laissés par nos vieilles tuiles pour accéder à son nids. Cet oiseau de l’ordre des micropodiformes, au même titre que le colibri, est donc condamné dès qu’il touche la terre ferme, ses grandes ailes en forme de faux ne lui étant à cette occasion d’aucun secours. C’est peut-être ce qui nous le rend si attachant : dans cette situation critique, heureusement assez rare, seul l’être humain est en mesure de le sauver, si un chat ou un autre prédateur n’a pas déjà croisé sa route ! Il suffit simplement de le ramasser délicatement, les ailes repliées, et de le projeter en l’air pour qu’il s'envole et reprenne ainsi sa liberté. Pour l’avoir déjà fait à plusieurs reprises ces dernières années, je peux dire que je n’ai jamais pris un seul coup de bec ou constaté une quelconque agressivité de ces beaux oiseaux noirs ; sans parler, bien sûr, de l’immense satisfaction que l’on retire de cette action…
Tiens ! Je rêve ou je les entends ? Ils sont arrivés !

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