C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

29 janvier 2014

Ces pages arrachées du Théâtre Atelier d'Anduze…

Samedi dernier, la compagnie du Théâtre Atelier d'Anduze nous a permis de plonger durant près d'une heure trente dans l'atmosphère prenante des deux premières années de la " Grande Guerre ".
L'écriture originale de " Pages arrachées 1914-1915 ", servie essentiellement par des témoignages d'époque sous formes de lettres, cartes postales, journaux et autres livres, nous entraîne de la pente savonneuse du message officiel perverti vers l'effroyable réalité des tranchées.
Fidèles à leur conception contemporaine du théâtre, Louise et Michel Caron nous offrent une mise en scène tirée au cordeau où les comédiens évoluent dans un décor dont la sobriété exacerbe de façon  efficace la brutalité de certains mots. Une brutalité sans frontières car, comme le prouve la lecture de tous ces témoignages poignants, les soldats Français et Allemands étaient logés à la même enseigne, celle d'une préoccupation de tous les instants : tenir en essayant d'échapper à la mort, omniprésente…
Accompagnant Louise et Michel pour la première de ce spectacle jouée à Anduze, les jeunes Céline Dubost et Yan Liger sont formidables de vérité, comme par exemple dans ce grand écart entre les pas insouciants d'un tango et les lectures d'écrits émouvants mais aussi quelques fois violents de cette tragédie épouvantable. La bonne idée de la présence tout au long de la représentation de l'excellent groupe " PCV trio ", avec une musique spécialement composée pour ce spectacle, vient nous rappeler l'important rôle que jouèrent les artistes et notamment les musiciens pour le moral des troupes au plus fort des périodes dramatiques de cette guerre.
En constatant déjà une jolie programmation de Quissac à Brignon en passant par Saint-Christol-lez-Alès, Rousson et Tornac, nul doute que ce magnifique travail du Théâtre Atelier laissera une empreinte durable parmi les différentes manifestations consacrées au centenaire de la première guerre mondiale.

1 commentaire:

Louise Caron a dit…

Merci de ce retour très positif. Le théâtre est un divertissement qui parle du Monde.