C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

8 mai 2015

Voyage sans passeport d'Anduze à Bagdad…

Acteurs importants de la vie culturelle de notre cité, Raymonde et Michel Caron président à la destinée de l'association du Théâtre Atelier d'Anduze. Ecrivains aussi tous les deux, j'ai déjà eu l'occasion de parler de la plume de Michel dans un précédent billet. Aujourd'hui c'est de Raymonde qu'il s'agit (Louise pour l'écriture) à l'occasion de la sortie de son magnifique deuxième roman qui m'épate par sa maîtrise littéraire.

Jamais je n'aurais imaginé qu'en ouvrant le livre de Louise Caron " Chronique des jours de cendre " je franchirais aussi vite, en quelques pages, une véritable porte " espace-temps ". Le problème c'est qu'une fois que vous avez passé ce genre de seuil, impossible de revenir en arrière ! Un sens unique où le talent littéraire vous piège tout au long des quelques deux cent quatre vingts pages de l'ouvrage.
Piégé d'abord par ce qui est le socle du roman : le contexte de guerre irakien de l'année 2007, dans toute sa brutalité et… tellement d'actualité encore aujourd'hui ! A part la recherche documentaire formidable concernant cette période, il ne fait aucun doute que Raymonde Caron, femme de théâtre, est venue avec son expérience donner un coup de main à Louise, l'écrivaine, pour concevoir minutieusement l'ensemble des différents décors de l'œuvre. D'une réalité quelques fois effrayante, ils viennent soutenir efficacement la trame de l'histoire dont l'originalité est parfaitement servie par les différents personnages de fiction.
Dans son récit, très bien construit, l'auteure emploie souvent délibérément des mots aussi crus que les actions qu'ils décrivent. Une nécessité pour traduire sans ambiguïté et avec force toute l'exacerbation des instincts basiques de la nature humaine dans ce monde de désespérance et de violence. Parmi les principaux protagonistes de cette histoire et sans rien n'en dévoiler, c'est la personnalité de la jolie Sohrab qui m'a le plus impressionné. Un portrait complexe, tout en profondeur, avec assez de nuances pour le rendre particulièrement attachant malgré les circonstances. D'ailleurs le dénouement du roman m'a laissé un vrai goût de cendre dans la bouche. Serais-je devenu amoureux ? Ah bravo Louise !…

1 commentaire:

Louise Caron a dit…

Merci, Phil pour cette chronique sur Chronique.
Heureuse que ce livre t'es plu. J'espère qu'il plaira à d'autres lecteurs Anduziens. Louise