C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

4 septembre 2016

Patrimoine : le mot clé de notre rentrée culturelle…


Une fois n’est pas coutume, le dernier tiers de l’année 2016 sera particulièrement chargé au niveau culturel avec une importante actualité patrimoniale.
L’achèvement définitif des travaux de la tour de l’Horloge devrait se faire d’ici la fin de l’automne, une date plus précise étant impossible à donner à ce jour.

Entre-temps la municipalité et son projet de classement du site néolithique de la Grande Pallière verra sa première réunion avec toutes les parties prenantes institutionnelles et associatives favorables à cette protection. Ces derniers mois ce dossier a pris une dimension supplémentaire avec le recensement et la position GPS de toutes les meules de pierre (cela a été déjà fait pour les dolmens), terminées ou en cours de fabrication, présentes sur les lieux. Ces témoignages d’une carrière de tailleurs de meules – certainement très ancienne et qui donne l’impression d’avoir été abandonnée du jour au lendemain – méritent aussi toute notre attention. Ce sont Elisabeth Hébérard et quelques-uns de ses collègues du GARA (Groupe Alésien de Recherche Archéologique), accompagnés de Gilbert Calcatelle, qui ont effectué ce travail assez pénible du fait d’un terrain en pente et particulièrement broussailleux. J’aurai l’occasion d’en parler plus longuement le moment venu.

Au château de Tornac les derniers sondages archéologiques eurent lieu au mois de mai dernier dans les caves de la partie Renaissance des bâtiments avec notamment le dégagement de la citerne en son entier pour mieux comprendre son fonctionnement hydraulique. Sans entrer dans les détails de la synthèse de l’archéologue Sophie Aspord-Mercier, celle-ci émet l’hypothèse vraisemblable qu'en l’absence d’une source, ce bassin était chargé de collecter les eaux de pluie des toitures du logis. Dans le comblement dégagé et fouillé, diverses pierres de taille et pavés, fragments de dalles, briques et tuiles furent trouvés. Une énigme reste à résoudre quant à l’éventration conséquente du fond de la citerne, à priori postérieure à l’abandon du château : recherche d’un trésor ou peut-être du souterrain légendaire ?…
En dehors de l’intérêt purement archéologique de ces dernières fouilles, effectuées avec l’aide décidément précieuse du GARA, celles-ci font partie d’un projet plus large du SIVU avec la consolidation et la restauration de l’ensemble du sous-sol. Les travaux permettront une mise en valeur des caves mais aussi leur protection, avec pour finalité une ouverture au public de façon ponctuelle pour des visites guidées.
Après avoir lancé un appel d’offre au mois de juin, le SIVU, avec la collaboration de l’archéologue pour l’élaboration du cahier des charges, a retenu un architecte qui devra établir un projet comprenant deux tranches. L’une ferme concernant la consolidation et la mise en sécurité de la citerne et de la cave attenante ; l’autre, conditionnelle, venant compléter la précédente et ayant pour objet la consolidation et mise en sécurité de la cave nord-est permettant d’accéder au rez-de-chaussée de la petite tour ronde.

Il est évident que l’idéal, si les finances le permettent, serait de réaliser ces deux tranches ensemble, les caves étant toutes communicantes. De par sa situation souterraine, c’est l’espace le mieux conservé du site avec différents éléments architecturaux intéressants car témoins des remaniements successifs du château au cours des siècles…

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