C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

12 juillet 2018

Cratère Surfaces 2018 : encore une belle réussite !…


Du monde, beaucoup de monde à Anduze pour le festival des arts vivants « Cratère Surfaces » le mercredi 4 juillet. Une organisation sans faille des techniciens de la scène nationale, accompagnés efficacement par les agents municipaux, pour une manifestation faisant partie maintenant des rendez-vous culturels incontournables de la cité. Denis Lafaurie et son équipe ont trouvé depuis quelques années en la ville d’Anduze un magnifique terrain de jeux, aux multiples possibilités ; mais sans aucun doute aussi un véritable accueil bienveillant de la part de la municipalité, heureuse de travailler avec des professionnels du spectacle à la fois créatifs et responsables. D’excellents rapports humains donc, que les différents problèmes à résoudre au fil des ans, et inhérents à ce genre d’événement, ne sont jamais venus menacer.

2018 n’a pas dérogé à la règle avec une préparation minutieuse de la soirée, notamment, époque oblige, les aspects sécuritaires qui furent au centre des préoccupations.
Je ne vais pas parler ici des différents spectacles dont chacun a drainé un nombreux public, conquis depuis longtemps par les choix artistiques originaux sans cesse renouvelés du directeur du Cratère et qui font le succès de ce festival hors norme…

 

Pause estivale du billet culturel : bel été à tous et rendez-vous à la rentrée !

1 juillet 2018

Les magnifiques témoignages du photographe Richard Bruston…

Dans le cadre de son exposition artistique estivale, la municipalité est heureuse d’accueillir cette année le photographe Richard Bruston. Une invitation un peu particulière puisque ce nom raisonne encore aujourd’hui dans la mémoire de beaucoup d’Anduziens, du fait de la trace laissée dans notre cité par cette personnalité atypique. Une popularité qui s’est construite progressivement à Anduze à partir de 1969 et l’âge de trente ans. Alors nous ne savons pas si pour ce jeune homme comme pour Serge Gainsbourg ce fut une année érotique, mais il n’en demeure pas moins qu’il installa en haut de la rue Droite un lieu de rendez-vous qu’il nomma « la chambre noire »… son atelier photographique.

De là, cet opérateur haut en couleur, qui paradoxalement se passionne pour le noir et blanc, va partir entre deux commandes professionnelles à la découverte des Cévennes et de leurs habitants.
C’est ainsi que nous découvrons aujourd’hui aux cymaises de la salle Ugolin un magnifique travail qui témoigne de façon émouvante de la vie locale. Notamment les différents portraits des Anciens, des visages burinés portant toute l’histoire de la terre cévenole, mais aussi éclairés par les sourires malicieux de ceux qui en connaissent chaque secret.
Des mystères que Richard va tenter « d’éclaircir » avec sa technique parfaitement maîtrisée du clair-obscur sur de nombreux clichés. Une méthode qui consiste à passer sans transition de l’ombre dominante à la lumière, sans dégradé, accentuant ainsi l’effet dramatique du sujet principal de la photographie.

Une rencontre essentielle dans sa vie personnelle, professionnelle et artistique eu lieu à partir de 1974, celle du Roy Hart Théâtre, centre artistique international de recherche sur la voix humaine basé au château de Malérargues à Thoiras. Il y tissa de solides liens d’amitié encore présents aujourd’hui.
Depuis les années 1990, Richard Bruston vit à Montpellier tout en restant en contact avec ses très nombreuses connaissances du pays cévenol qui lui ont fait l’amitié d’être là le soir de son vernissage.
Certes pour honorer le photographe, mais surtout l’homme attachant qui demeure toujours pour eux un véritable artiste témoin de son temps…