C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

15 octobre 2018

Centenaire de l'armistice de 1918…

En cette année du centenaire de l’armistice de 1918, nous avons inauguré vendredi dernier à la médiathèque une exposition sur le thème de la première guerre mondiale qui sera accessible jusqu’au samedi 10 novembre 2018. Elle se présente en deux parties distinctes mais complémentaires.
La première, vous pouvez la découvrir en parcourant les couloirs de la mairie pour venir à la médiathèque, avec de magnifiques photographies en noir et blanc qui témoignent, de façon brutale pour certaines d’entre elles, de la vie quotidienne des soldats durant ces années de guerre, ces années d’enfer…

Des clichés quelques fois un peu flous mais d’autant plus émouvants quand on sait les terribles conditions de travail, sur les plans humain et technique, des différents opérateurs de l’époque. 
Les tirages font partie de la collection personnelle de Jean-François Gallier, photographe d'Alès, qui en possède aussi les négatifs de verre originaux. La municipalité le remercie chaleureusement non seulement de nous les avoir prêtés, mais aussi d’avoir supervisé et participé à leur encadrement, ce qui nous permet de les présenter dans les meilleures conditions.

La deuxième partie, installée parmi les rayonnages de livres, est consacrée à la chronologie des hostilités. C’est une publication de CiviMédias avec vingt trois panneaux qui retracent, tous fronts confondus avec cent cinquante documents et quatorze cartes, un conflit qui embrasa le monde entier avec plus de soixante dix pays concernés. Si une majorité d’entre eux se retrouvèrent prisonniers du jeu des alliances, d’autres étaient intégrés aux différents empires et colonies. Cette vue d’ensemble nous permet de mieux prendre la mesure de celle qu’on appelle la Grande Guerre.

Grande certainement par sa surface géographique mais surtout par les chiffres effarants, défiant l’entendement, qui l’accompagnent. En voici quelques uns parmi les plus communément admis aujourd’hui car pouvant varier selon les historiens, du fait du manque de sources fiables à l’époque des événements.
L’ensemble du conflit vit 70 millions d’hommes mobilisés dont plus de 8 millions pour la France. 10 millions seront tués et 20 millions blessés. Concernant notre pays on comptera 1 million 400 milles morts et 4 millions 200 milles blessés, dont 15 milles de la face ou de la tête, ceux que l’on nommera les « gueules cassées ».
1 milliard 300 millions d’obus ont été tirés durant le conflit et on estime que 15% d’entre eux n’ont pas explosé : nous en avons encore pour quelques siècles à retrouver une terre saine, notamment en France sur les anciennes lignes de front. Il ne faut pas oublier non plus les millions de victimes civiles qui viennent s’ajouter au bilan désastreux de cette guerre qui ruina tous les belligérants, qu’ils soient vaincus ou… vainqueurs !

Alors bien entendu cette exposition généraliste sur la première guerre mondiale ne nous fait certainement pas oublier les 121 noms la concernant gravés par ordre alphabétique sur notre monument aux morts et que nous honorons à chaque date anniversaire du 11 novembre.
Mais cent ans après la fin des hostilités de celle qui devait être « la der des ders », il nous paraissait essentiel pour 2018, et en dehors de la commémoration officielle locale, de leur rendre hommage d’une autre façon. D’abord avec les photographies où derrière les visages et les silhouettes anonymes présentés se cachent peut-être certains d’entre eux… Ensuite se remettre en mémoire les tenants et aboutissants de ce premier conflit international hors normes nous permet de mieux appréhender l’importance des sacrifices humains et de leurs conséquences catastrophiques pour notre société d’alors.

Un siècle est passé et pourtant une majorité de familles en garde encore les traces ; certes, des cicatrices estompées aujourd’hui, mais qui demeurent indélébiles dans la mémoire collective…

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