C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

19 septembre 2016

Un dictionnaire d'Anduze : la bonne idée…

Comme vous le savez, chaque année à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la municipalité d’Anduze, à travers sa délégation culturelle, propose à une personnalité aux compétences reconnues de venir nous parler d’histoires locales et quelques fois plus largement de notre environnement cévenol aux multiples facettes patrimoniales et historiques.
Parmi tous les distingués orateurs qui se sont succédés jusqu’à présent, comme Pierre Albert Clément, Alain Gas, Paul Chapel, Jean Salles et son équipe, Sophie Aspord-Mercier et dernièrement Nicolas Fauchère qui nous a régalé avec une étude remarquable sur nos anciennes fortifications, Bernard de Fréminville marqua d’une empreinte particulière son passage en 2010. Il créa, avec la collaboration du Théâtre Atelier d’Anduze, un véritable spectacle historique, interactif avec le public, autour d’un personnage emblématique des guerres de religions, le duc de Rohan.
Nous le connaissions déjà écrivain amateur d’histoires locales puisqu’il commit en 2008 deux ouvrages aux sujets totalement différents : « le mammouth de Durfort » et « Les remparts d’Anduze ». En 2012 ce fut « Le roman de Corconac » suivi en 2013 d’un petit livre promouvant Anduze dans le cadre d’une collection. Il sortit la même année une étude très étayée sur le château de Tornac et ses jardins légendaires. Ses publications hebdomadaires actuelles sur un blog spécifique consacré à la Grande Guerre viennent confirmer l’éclectisme des thèmes abordés par ce curieux d’histoire, infatigable et pour le moins productif.

Doué d’une grande puissance de travail, il faut l’être pour avoir édité l’important ouvrage « le dictionnaire encyclopédique, historique, toponymique, anecdotique et biographique d’Anduze ». Le sujet d’Anduze et le caractère inédit de sa présentation ne pouvait qu’attirer notre attention, même si ce ne fut finalement qu’une demi-surprise. En effet, connaissant bien maintenant l’auteur et la grande diversité de ses centres d’intérêt, son choix de la forme d’un dictionnaire n’est pas étonnant pour réunir en un volume autant d’informations différentes avec la multitude des domaines concernant directement ou indirectement l’histoire et la vie de notre ville.

Alors bien sûr certains, en parcourant l’ouvrage, y auront peut-être constaté des manques, des définitions insatisfaisantes au regard de leurs propres connaissances, bref, émettront les critiques inhérentes à ce genre de publication et auxquelles l’écrivain doit naturellement s’attendre.
Mais n’oublions pas que ce livre est avant tout une œuvre personnelle, le résultat de longs travaux de recherches effectués selon une méthodologie et des critères qui n’appartiennent qu’à l’auteur. Ses choix, car il a certainement bien fallu qu’il en fasse parmi la masse d’informations collectée, ont été sans aucun doute tributaires de ses propres affinités avec certains sujets, s’autorisant ainsi peut-être à en développer quelques-uns un peu plus que d’autres à travers leurs mots clé.
Même si Bernard s’est imposé un cadrage temporel entre 1200 et 1940, il n’en traite pas moins, en un peu plus de 520 pages, l’essentiel de ce qui a construit au fil des siècles notre identité locale.
Pour ma part, ce dictionnaire a rejoint les autres alignés sur une étagère de ma bibliothèque et depuis quelques mois j’ai pris l’habitude, au hasard de mes propres interrogations concernant un sujet local, d’aller vérifier si tel nom et son explication se trouve, à l’instar d’un petit Robert et autre Larousse, dans mon « Fréminville ».
Qu’il me pardonne pour cette liberté prise avec son patronyme, d’autant plus que je l’ai amputé de sa particule. Mais je lui souhaite que cette expression familière liée à son nom gagne le plus grand nombre possible des utilisateurs de son livre ; car elle est paradoxalement la marque non seulement du respect, mais aussi d’une reconnaissance populaire pour son détenteur… En tout cas la ville d’Anduze prend la mesure de la qualité et de l’importance du travail accompli.

Audrey Azoulay, notre ministre de la Culture et à propos des Journées du Patrimoine 2016 a écrit : « Le thème de cette année « Patrimoine et citoyenneté » nous renvoie aux sources même de cette manifestation créée en 1984 : celle d’une appropriation par tous d’un bien commun, d’une histoire commune. Le patrimoine et la citoyenneté sont deux notions dont la jonction raconte notre histoire, notre passé, mais dessine aussi notre présent et notre avenir ». Bernard de Fréminville et ses différents travaux expriment particulièrement bien cette idée.

C’est pourquoi nous voulions en proposant une rencontre conviviale avec la complicité amicale du Théâtre Atelier d’Anduze, et autour d’un véritable ouvrage de référence sur notre cité, lui témoigner tout notre intérêt et nos plus vifs remerciements pour contribuer de si belle manière au rayonnement culturel de la Porte des Cévennes.
La commémoration du centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale verra certainement à Anduze l’organisation d’une belle exposition sur le sujet qui nous permettra par la même occasion de mettre en lumière ses recherches sur la mémoire des poilus anduziens. Ce sera sans doute aussi le moment, pour la municipalité et aux noms des Anduziens, de lui exprimer un peu plus officiellement notre gratitude…

4 septembre 2016

Patrimoine : le mot clé de notre rentrée culturelle…


Une fois n’est pas coutume, le dernier tiers de l’année 2016 sera particulièrement chargé au niveau culturel avec une importante actualité patrimoniale.
L’achèvement définitif des travaux de la tour de l’Horloge devrait se faire d’ici la fin de l’automne, une date plus précise étant impossible à donner à ce jour.

Entre-temps la municipalité et son projet de classement du site néolithique de la Grande Pallière verra sa première réunion avec toutes les parties prenantes institutionnelles et associatives favorables à cette protection. Ces derniers mois ce dossier a pris une dimension supplémentaire avec le recensement et la position GPS de toutes les meules de pierre (cela a été déjà fait pour les dolmens), terminées ou en cours de fabrication, présentes sur les lieux. Ces témoignages d’une carrière de tailleurs de meules – certainement très ancienne et qui donne l’impression d’avoir été abandonnée du jour au lendemain – méritent aussi toute notre attention. Ce sont Elisabeth Hébérard et quelques-uns de ses collègues du GARA (Groupe Alésien de Recherche Archéologique), accompagnés de Gilbert Calcatelle, qui ont effectué ce travail assez pénible du fait d’un terrain en pente et particulièrement broussailleux. J’aurai l’occasion d’en parler plus longuement le moment venu.

Au château de Tornac les derniers sondages archéologiques eurent lieu au mois de mai dernier dans les caves de la partie Renaissance des bâtiments avec notamment le dégagement de la citerne en son entier pour mieux comprendre son fonctionnement hydraulique. Sans entrer dans les détails de la synthèse de l’archéologue Sophie Aspord-Mercier, celle-ci émet l’hypothèse vraisemblable qu'en l’absence d’une source, ce bassin était chargé de collecter les eaux de pluie des toitures du logis. Dans le comblement dégagé et fouillé, diverses pierres de taille et pavés, fragments de dalles, briques et tuiles furent trouvés. Une énigme reste à résoudre quant à l’éventration conséquente du fond de la citerne, à priori postérieure à l’abandon du château : recherche d’un trésor ou peut-être du souterrain légendaire ?…
En dehors de l’intérêt purement archéologique de ces dernières fouilles, effectuées avec l’aide décidément précieuse du GARA, celles-ci font partie d’un projet plus large du SIVU avec la consolidation et la restauration de l’ensemble du sous-sol. Les travaux permettront une mise en valeur des caves mais aussi leur protection, avec pour finalité une ouverture au public de façon ponctuelle pour des visites guidées.
Après avoir lancé un appel d’offre au mois de juin, le SIVU, avec la collaboration de l’archéologue pour l’élaboration du cahier des charges, a retenu un architecte qui devra établir un projet comprenant deux tranches. L’une ferme concernant la consolidation et la mise en sécurité de la citerne et de la cave attenante ; l’autre, conditionnelle, venant compléter la précédente et ayant pour objet la consolidation et mise en sécurité de la cave nord-est permettant d’accéder au rez-de-chaussée de la petite tour ronde.

Il est évident que l’idéal, si les finances le permettent, serait de réaliser ces deux tranches ensemble, les caves étant toutes communicantes. De par sa situation souterraine, c’est l’espace le mieux conservé du site avec différents éléments architecturaux intéressants car témoins des remaniements successifs du château au cours des siècles…

21 août 2016

Spectacles à Anduze : destins de femmes…


 






La traviata

"Opéra de bouche à oreille








 







 Les fileuses de Maison Rouge

 "Les bouffons du soleil"

15 juillet 2016

Pause estivale et plume au repos 
pour « Le billet culturel d’Anduze »
 
Mais il est fort possible que quelques simples images soient postées
au gré de l’actualité culturelle locale, comme autant de cartes postales.

Par exemple notre incontestable et magnifique Porte des Cévennes
dont certains voudraient bien nous en confisquer le caractère unique.
Ceci en convoitant son intitulé pour mieux installer la confusion au sein
d’un territoire pourtant gagnant grâce à sa diversité identitaire et culturelle.
Nous resterons toujours vigilants face à l’ignorance mais aussi quelques fois
aux raisons obscures qui président à ces tentatives de détournement…

Avec une pensée pour les victimes et leurs familles de l'actualité 
monstrueuse de ces dernières heures, le plus bel été possible à tous !



7 juillet 2016

La talentueuse Patricia Denimal…

Nous remercions vivement Patricia Denimal d’avoir accepté notre invitation à venir exposer quelques unes de ses œuvres présentant son étonnant univers artistique.
Un cheminement fantastique où ses créatures imaginaires, mi homme mi animal, ne déclenchent aucune répulsion dans leurs représentations sinon la curiosité et l’admiration pour sa créativité servie par la maîtrise de la matière ; comme si nous étions déjà en pays de connaissance et qu’au plus profond de notre mémoire surgissaient des souvenirs diffus, profondément enfouis, peut-être en relation avec quelques dieux païens oubliés depuis la nuit des temps.
 
Et puis, comme pour conjurer ces idoles dont nous ne sauront jamais si elles étaient bénéfiques ou maléfiques, l’artiste interpose l’humain à part entière, dans sa fragilité mais aussi dans toute sa sensibilité et sa poésie, à l’image de ses couples enlacés.
Alors bien sûr, Patricia est loin d’être une inconnue ici, avec ses nombreuses expositions personnelles ou en groupe dans toute la région ces dernières années, notamment d’ailleurs à Anduze avec le magnifique Festival de la Céramique.
 
Mais nous souhaitions apporter, avec cet éclairage particulier sur son travail, notre hommage à une artiste anduzienne discrète dont le talent reconnu amène à exposer partout en France et hors de nos frontières. Une activité artistique de haut niveau qui participe donc du rayonnement culturel de notre cité.
 
Pour tout cela nous sommes ravis et honorés de sa présence pendant quelques jours sous les voûtes séculaires de notre belle salle d’exposition…