C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

18 août 2017

Beau temps sur le Festival de la Céramique d’Anduze…

Il est toujours difficile de parler du Festival de la Céramique en quelques mots, tant le spectacle de cette manifestation sur trois jours est somptueux de couleurs, de formes, de matières.
Une richesse visuelle résultant de la diversité et de la créativité débordante des céramistes, sans cesse renouvelée d’année en année et toujours optimisée par le magnifique écrin naturel du parc des Cordeliers. Ces professionnels de la terre, définitivement artistes avant d’être artisans, nous permettent d’apprécier les possibilités infinies et parfois improbables de l’argile, en repoussant les limites des techniques anciennes ou contemporaines.

Mais bien sûr cette fête serait impossible sans l’action des dizaines de bénévoles appartenant à l’association Planète Terre. Une fois encore ils nous ont démontré, par l’organisation sans faille de cette treizième édition, tout leur savoir-faire et leur imagination pour accueillir dans les meilleures conditions exposants et public dans une espèce de communion joyeuse autour des arts de la terre.

Et puis il y a eu ce petit plus surprenant qui parfois fait toute la différence entre réussite et véritable succès : en l’occurrence ici l’excellente idée d’avoir invité, pour la deuxième fois consécutive, le fameux « crieur public » lyonnais Gérald Rigaud… Un sacré personnage cet homme, coiffé d’un képi de garde champêtre et à la langue bien pendue ! Quelques fois insolent mais jamais vulgaire, au son de sa petite cloche notre trublion apostropha gentiment les visiteurs et autres touristes, animant avec verve et gestes théâtraux les allées du parc. 

La délégation culturelle que je représente ne peut qu’être satisfaite et soutenir un tel événement ouvert à toutes les générations. D’abord pour son rayonnement qui va bien au-delà de notre cité, mais sans aucun doute aussi pour un état d’esprit à la fois sérieux et convivial capable de fédérer les énergies et les compétences nécessaires au montage de ce grand festival. Un travail d’équipe qui chaque année relève de la performance et ce n’est pas Eliane Atger, la dynamique présidente de Planète Terre, qui me contredira.

Mais une fois de plus nous en avons vu le magnifique résultat et cette manifestation saisonnière, devenue un rendez-vous incontournable de l'été, est tranquillement entrée dans l’histoire culturelle d’Anduze grâce à sa notoriété qui ne cesse de s’accroitre au fil des ans

18 juillet 2017

Au péristyle du temple…


Pour ce billet, annonçant la pause estivale, je vous propose cette photographie que l’on dirait directement sortie du catalogue d’exposition d’un peintre contemporain ! Remarquez, c’est presque cela, puisque le tableau en question a trouvé sa place depuis près de deux cents ans dans la galerie du péristyle du temple d’Anduze.
Cette œuvre magnifique en calcaire gris-bleu du Kimméridgien, extraite de la carrière de la Madeleine à Tornac, fut conçue il y a environ cent cinquante millions d’années…

La création est installée au sol et foulée aux pieds tous les jours, comme une punition des hommes sanctionnant une échelle du temps qui défie leur entendement. Il est vrai que, ajoutant à son mystère, seul un œil exercé est capable de la déceler. Une image discrète, presque secrète, au seuil de ce lieu cultuel où les rares personnes connaissant son existence, croyantes ou non, ont peut-être trouvé avec celle-ci une autre dimension à leur vie spirituelle. Allez savoir…


Bel été à tous !

6 juillet 2017

L'art de Nathalie Montel…

La ville d’Anduze a cette chance exceptionnelle de compter parmi ses habitants un certain nombre de personnalités artistiques de grande valeur, officiant parmi les domaines les plus variés de la culture. Celui des Arts plastiques est particulièrement privilégié par son niveau élevé et c’est toujours un réel plaisir pour la municipalité de pouvoir inviter l’un de ses représentants à venir exposer ses meilleures œuvres.

Un rendez-vous de juillet qui nous permet cette année d’accueillir Nathalie Montel, artiste-peintre professionnelle installée dans notre cité depuis plus d'une décennie. Après avoir travaillé pour l’Education Nationale en tant que professeur d’Arts plastiques, notre Lodèvoise de naissance décide en 2004 de s’installer à Anduze pour ouvrir un atelier chez elle. Deux ans plus tard elle confirme son indépendance artistique en devenant peintre professionnelle. Depuis, en se partageant entre des cours donnés à son atelier et sa propre peinture, se succèdent les expositions en galeries et autres salons d’Art où différentes distinctions de prestige sont venues conforter ses choix.

Il faut dire que Nathalie a réussi à se créer son univers personnel avec un style reconnaissable, et reconnu d’abord pour la maîtrise du dessin. Celui-ci vient simplement structurer le sujet principal de la toile, laissant toute la place à l’expression de la matière. Les sujets évoqués par l’artiste dans ses tableaux touchent essentiellement à l’humain avec notamment beaucoup d’enfants et d’adolescents évoluant dans l’environnement apaisé d’une vie quotidienne emprunte de douceur et de tendresse. Et c’est précisément là que l’on voit toute l’étendue du talent de l’artiste, car ces images, qui auraient pu être mièvres et sans grand intérêt de par la nature même de leurs sujets, ont été métamorphosées en visions oniriques par la façon audacieuse de les traiter.

D’abord par l’emploi de couleurs éclatantes et irréelles dont le caractère joyeux vient quelques fois contredire la mélancolie de certains sujets. Ensuite une façon de peindre enlevée qui montre toute la nature dynamique de l’artiste, avec une application des teintes en touches généreuses favorisant une impression de mouvement.
Et enfin un travail général très élaboré sur les matières qui nous amène tout en poésie à la frontière de deux mondes : ceux du réel et de l’imaginaire. A chacun de choisir le sien selon sa sensibilité et son interprétation de l’œuvre.
Pour ma part le choix est fait depuis longtemps…

23 juin 2017

L’autel votif d’Anduzia…

Il y a plusieurs décennies de cela, lors de la construction d’un escalier public s’élevant à partir de la rue Haute vers la rue des Treilles, dans les hauteurs d’Anduze, une grande pierre antique taillée et sculptée fut découverte. Elle gisait enterrée et couchée dans les quelques mètres carrés de terrain longeant une maison contemporaine dont le propriétaire, pour permettre le passage des marches, avait accepté les travaux.
Très lourde et encombrante, à l’époque elle fut simplement relevée et calée au coin de son jardin où elle resta pendant toutes ces années. C’est en 2016 que la famille, projetant l’éventuelle vente de la propriété, souhaita faire don à la municipalité du petit monument avec comme seule contrepartie la garantie de sa protection officielle et définitive, ainsi que de son exposition au sein de la ville. Il ne fut pas très difficile d’accepter cette proposition : nous savons tous l’origine antique de notre cité mais paradoxalement ses vestiges sont devenus inexistants ou très rares de nos jours, détruits au cours des siècles dans les remaniements successifs mais aussi, malheureusement, pillés à outrance…
En octobre dernier, les agents sont venus avec un engin de levage la récupérer pour la stocker quelques temps aux ateliers municipaux. Aujourd’hui elle a trouvé sa place définitive au rez-de-chaussée de la tour de l’Horloge dont les travaux sont terminés et où elle trône dans l’alcôve de l’ancienne entrée du monument.

Désireux d’en savoir un peu plus sur ce bel objet en pierre j’ai contacté notre amie Elisabeth Hébérard, présidente du GARA (Groupe Alésien de Recherche Archéologique) pour avoir son avis. A priori elle fut ravie de sa visite, d’abord par sa réaction enthousiaste à la vue du petit monument mais aussi quelques temps après par son retour dans la tour accompagnée de l’un des plus grands spécialistes de l’Antiquité méditerranéenne, Hadrien Bru. Celui-ci, Maître de conférences et épigraphiste à l’Institut des Sciences et Techniques de L’Antiquité de Besançon, se montra enchanté par cette découverte. Ou plutôt une redécouverte… car après des recherches documentaires, il se trouve que cet objet a été déjà signalé en 1963 dans la revue « AE Année épigraphique » n°116 (certainement l’année de sa découverte dans le jardin). Il est aussi mentionné dans la Carte Archéologique de la Gaule.
 

Il ne fait aucun doute qu’il s’agit ici d’un autel votif de type gallo-romain datant du premier ou du second siècle de notre ère. Celui-ci est de belle taille puisqu’il fait environ 122 cm de hauteur pour une largeur de 77 cm et une profondeur de 56 cm. L’arrière a été abimé (les cassures de la pierre, très usées, montrent l’ancienneté de la dégradation) mais, en bas, on devine toujours la présence d’une couronne de laurier. Le dessus est aussi caractéristique avec la trace d’un couronnement avec son coussin ; une rosace d’ornementation est encore bien visible à gauche. Enfin la façade, en très bon état, permet la lecture de quelques mots en latin d’une très belle gravure.

Cet autel n’ayant finalement jamais été étudié de façon approfondie, Hadrien Bru s’est proposé d’en faire une étude complète en vue de refaire une publication actualisée, intrigué déjà par le nom de QINTUS CAECILIUS CORNUTUS, importante famille dont il y aurait la trace en Orient ! Nous attendons donc avec impatience le résultat de ses recherches, susceptible d’apporter un éclairage inédit sur une époque de l’histoire d’Anduze particulièrement ténébreuse…

9 juin 2017

La sensibilité du commissaire Chibert…

Ce procès-verbal dressé à Anduze en 1852, un jeudi jour du marché, nous permet de retrouver le commissaire de police Chibert, déjà évoqué ici, qui peut combattre, depuis peu et avec une première arme législative, un fléau sans frontière et aussi vieux que le « côté obscur » de l’être humain : la maltraitance animale.

(toujours transcrit sans correction)
 
« L’an mil huit cent cinquante deux le vingt trois juillet.
Nous Charles Ambroise Chibert, commissaire de police d’Anduze, hier sur les trois heures de l’après-midi, j’ai remarqué un individu sur le plan de Brie à Anduze, qui maltraitait une mule d’une manière atroce, en la frappant sur la tête à grands coups de manche de fouet. Voyant maltraiter cet animal avec tant de cruauté, je lui criai malheureux voulez-vous bien cesser et au lieu de le faire, il redoubla.
C’est alors que je m’approchai, et lui reprochant sa brutalité il me dit pour s’excuser, qu’il n’avait rien vendu, qu’il était mécontent, et que sa mule lui avait fait du mal à la main, que c’était ce qui l’avait porté à la frapper.
Je lui demandai son nom et sa demeure, il me répondit qu’ils étaient sur la plaque de la charrette ; je l’examinais, il y avait Charles Vigne de Montfrin (Gard), il me dit que c’était bien le nom et qu’il était marchand d’oignons.
Vu la loi des 15 mars, 19 juin et 2 juillet 1850, je lui déclarai procès-verbal, pour être remis à Mr le juge de paix du canton d’Anduze pour sur la conclusion du ministère public être statué.
Anduze les jours, mois, et an que dessus
Le commissaire de Police, Chibert. »


C’est le général Jacques Delmas de Grammont, élu député en 1849, qui, sensibilisé au sort des chevaux de guerre et plus largement des animaux maltraités dans les rues, fit voter le seul article d’une loi sans précédent selon lequel : « serait punis d’une amende de cinq à quinze francs, et pourront l’être d’un à cinq jours de prison, ceux qui auront exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques ». Promulguée le 2 juillet 1850 sous les railleries, les caricaturistes de l’époque s’en donnant à cœur joie, la « loi Grammont » permit – même s’il fallut encore attendre plus d’un siècle pour admettre officiellement la sensibilité animale ! – d’initier de façon concrète le long parcours menant à la protection des animaux telle que nous la connaissons. Une protection sur le papier qui reste encore très loin d’être appliquée de façon optimum.
Triste réalité d’aujourd’hui, confirmée par tous les différents scandales récents liés à la souffrance animale…

24 mai 2017

Château de Tornac : entre archéologie et restauration…

Le 30 mars dernier eut lieu à la mairie de Tornac une réunion entre le SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique d’Anduze et Tornac, propriétaires du site), la DRAC et l’architecte du patrimoine chargé par le syndicat du projet de restauration et de mise en sécurité des caves du logis Renaissance du château. Une réunion qui fut précédée par la visite des lieux, les nouveaux responsables à la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Montpellier, entrés en fonction en janvier 2017, ne connaissant pas le château.
 
Ce projet est la suite logique des campagnes de fouilles archéologiques qui eurent lieu au cours des années 2013 à 2016. Pour illustrer mon propos je vous propose entre autres une très belle photo de la cour du château, prise d’un drone (en cliquant dessus vous pouvez l'agrandir). Cette vue d’ensemble permet, je pense, de mieux se rendre compte des différents travaux effectués. Donc ceux-ci portèrent d’abord sur la cour castrale avec, en résumé, la découverte du niveau du sol d’origine soigneusement pavé (flèches oranges) et le dégagement d’un petit escalier en très bon état conduisant aux caves (flèche verte) ; les deux flèches rouges indiquent un pas de porte de ce qui semble avoir été un petit vestibule qui desservait l’entrée des caves et une grande pièce sur la gauche, celle-ci communicant sans doute avec l’ensemble des bâtiments et ses étages ; d’un système d’écoulement des eaux au pied de la tour Sandeyran (flèches jaunes), ainsi qu’un ancien accès de puisage de la citerne souterraine, situé près de l’entrée principale de la cour (flèche bleu) ; les flèches violettes montrent des murets construits par l’archéologue pour empêcher la terre d’envahir les zones de fouille. Ensuite le sondage de la fameuse citerne, jouxtant les caves, en grande partie comblée ; mais je vais transcrire ici un extrait de la synthèse – écrite par Sophie Aspord-Mercier, archéologue – de ces dernières fouilles très intéressantes :

« (…) La fouille minutieuse du comblement de la citerne a révélé diverses pierre de taille dont une finement sculptée d’un décor de feuillage pouvant dater des XIIème, XIIIème siècles. Plusieurs pavés en calcaire issus de la cour astrale et des pièces du rez-de-chaussée du logis Renaissance, des fragments de dalles en terre cuite, de brique, de parefeuille, de tuile et de nombreux tessons de poterie ont également été retrouvés. Parmi ceux-ci fut découvert un fragment d’un pot à pâte cuite à très haute température ayant l’aspect du grès de couleur gris clair. L’émaillage fin et régulier tend à entrevoir un aspect industriel pouvant dater de la fin du XIXème siècle, voire du début du XXème siècle. De toute évidence, le comblement de la zone éventrée résulte d’un remaniement intentionnel entrepris bien après l’abandon du site. »

« Si la stratigraphie a été fortement remaniée dans la partie orientale de la citerne, le comblement opposé s’est avéré moins perturbé. Une majorité de tessons de poterie issue des productions locales et régionales datant principalement des années 1600-1750 déterminent de la vaisselle de la vie quotidienne telles que les pichets, les cruches, les assiettes creuses, les bols à oreille ou les orjols. Un tesson à pâte rouge foncé avec dégraissant et quelques fragments de céramique commune à pâte rose clair fine et recouverte d’engobe légèrement ocré sont représentatifs des XIIIème, XIVème siècle. Le comblement comprenait également une importante quantité de fragments de tuile à pâte rouge ou ocre, ainsi que des fragments de tuile vernissée à l’extrémité triangulaire recouverte d’une glaçure de couleur ocre-beige ou verte. Les ateliers de tuiliers briquetiers à Tornac ou Atuech, mentionnés entre les XVIIème et les premières décennies du XXème siècle, tendent à suggérer une production locale. »

« En conclusion, la construction de la citerne a été entreprise durant le chantier de transformation du site castral primitif en maison forte suite à l’acquisition du mas de Sandeyran par Pierre de la Jonquière en 1564. Soigneusement bâtie dans le rocher, la
maçonnerie conserve majoritairement ses enduits hydrauliques d’origine. Une seule campagne de reprise d’étanchéité de la totalité des parois sur une hauteur maximum de 1.00 m et quelques reprises ponctuelles de la chape de fond et du puisard ont été observées.
Délaissé suite à l’incendie de 1792, le château semble avoir servi de carrière de pierres et a fait l’objet de démontage régulier des encadrements de baies, des voûtes, des dallages et des toitures au cours de la seconde moitié du XIXème siècle. Les matériaux brisés et inutilisables ont été volontairement jetés dans la citerne qui a été partiellement fouillée et détruite vers l’extrême fin du XIXème siècle ou durant les premières décennies du XXème siècle. Le chantier de restauration entrepris dans les années 1977 a également fortement perturbé le comblement de celle-ci. (…) »

 
Je ne vais pas aujourd’hui vous décrire le projet développé par notre architecte concernant les caves (La photo montre leur enfilade avec le puits de lumière indiquant la partie effondrée. Tout au fond se trouve la citerne). A ce jour nous attendons toujours la réponse de la DRAC, favorable ou non aux travaux envisagés. Un autre billet sera consacré au sujet le moment venu, d’autant plus qu’il y a de fortes chances pour qu’un certain nombre de modifications ait lieu en cas d’acceptation…

14 mai 2017

Un samedi lumineux avec une joyeuse équipe d’auteurs…

C’est sous l’égide et l’organisation de Louise et Michel Caron, eux-même membres des « Ecrivains Associés du Théâtre », que la municipalité d’Anduze a été ravie et honorée de recevoir autant de personnalités à la fois dans un même domaine littéraire, celui de l’écriture théâtrale.

Des auteurs dramatiques bienvenus dans notre vieille cité dont le labyrinthe historique est loin d’avoir livré tous ses secrets. Un dédale que les anciens historiens locaux au cours des siècles ont aimé parcourir mais aussi souvent s’y perdre. C’est pareil pour ceux d’aujourd’hui, même s’ils espèrent un jour trouver un fil d’Ariane qui leur permettra d’obtenir des réponses cohérentes à leurs nombreuses questions…

Mais l’Histoire c’est aussi le présent et avec cette manifestation inédite nous avons pu, grâce à cette joyeuse équipe, écrire une nouvelle page à celle d’Anduze. Une page culturelle atypique qui nous a permis de mieux connaître les différents processus d’écriture menant à la conception d’une œuvre théâtrale. Chaque intervenant, tiré au sort dans l’ordre d’apparition, nous a présenté le résultat de son travail du jour — avec quelques fois l’aide d’un collègue pour la lecture — sur un thème imposé par Louise et Michel : le labyrinthe, avec une phrase obligatoire à insérer dans le texte « Parvenir à se perdre, il existe mille façons ». Ces littéraires représentent un profil particulier du métier d’écrivain puisque leurs créations sont appelées à être prolongées de façon concrète à travers une mise en scène et une interprétation de leurs œuvres par des comédiens ; il leur faut donc déjà une bonne connaissance du milieu théâtral et la maîtrise de ses différents modes d’expression, avec leurs rythmes et leurs respirations déterminés par des textes écrits sur mesure. Ensuite une bonne compréhension de la nature humaine et de sa psychologie pour pouvoir exprimer le plus justement possible diverses situations à travers un vocabulaire adapté, ceci grâce à la richesse exceptionnelle de notre langue française.

Merci encore à ces femmes et hommes de lettres d’avoir apporté avec talent et simplicité ce bel éclairage sur une profession assez méconnue du grand public. Il nous permettra, après cette soirée brillante d’où nous sommes sortis j’en suis sûr un peu plus intelligents, de mieux appréhender et apprécier la qualité de nos futurs spectacles théâtraux…