C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

15 juin 2019

César Berthezène, un maire de la fin du dix neuvième siècle…

Au mois d’avril dernier la municipalité a accepté un don particulier de la part des descendants d’un certain César Berthezène, qui fut maire d’Anduze à la fin du dix neuvième siècle. Il s’agit en l’occurence de quelques documents originaux concernant sa vie militaire et d’une grande huile sur toile (97 X 130 cm), avec un large cadre, le représentant avec sa famille. C’était l’occasion de faire plus ample connaissance avec ce premier magistrat oublié qui, de prime abord et avec beaucoup d’autres, n’a pas laissé une trace impérissable dans la commune. Car si ce nom ne nous est pas inconnu avec une petite place publique portant ce patronyme, rien ne nous confirme à ce jour qu’il s'agit bien de notre homme.
 
Avant de s’occuper de politique, César Berthezène fera une carrière militaire bien remplie dans l’infanterie, devenant un officier sorti du rang. En mars 1858 il passera du grade de sergent major à celui de sous-lieutenant et obtiendra en août 1859 la médaille de la campagne d’Italie. En janvier 1863 il est promu lieutenant et est nommé en décembre 1869 Chevalier de l’Ordre impérial de la Légion d’Honneur. Son dernier grade, celui de capitaine, il l’obtiendra en juillet 1870. Ayant servi en Algérie, la médaille coloniale sera décernée à l’officier retraité en mars 1895.
 
Le prestige de l’armée et les décorations obtenues durent favoriser son élection au poste de maire par le Conseil municipal le dix sept mai 1896. Il succédait à Hippolyte Soulier. Son mandat très court (4 ans) fut surtout marqué par le projet ferroviaire de la ligne Anduze/St Jean-du-Gard qui commençait à prendre forme avec notamment des propositions de la société d’exploitation qui déclenchèrent une véritable levée de boucliers de la part des élus anduziens. J’aurais l’occasion de reparler un peu plus tard de cet épisode étonnant.
Le vingt mai 1900, Eugène Galoffre succéda à César, celui-ci restant quand même conseillé municipal jusqu’en 1904. Le capitaine décéda en 1914, à l’âge de quatre vingt quatre ans…

1 juin 2019

Un commerçant de la nouvelle rue d’Anduze…

En ce mois d’août 1852 nous retrouvons notre bon et patient commissaire Chibert au prise avec un commerçant irascible de la rue Neuve qui, au vu des nombreux procès-verbaux le concernant, devait être une des bêtes noires du policier ! En voici un exemple parmi d’autres.
 
«L’an mil huit cent cinquante deux le huit août ;
« Nous Charles Ambroise Chibert, commissaire de police d’Anduze étant en tournée de surveillance j’ai remarqué que le sieur Driole Louis, marchand de nouveautés rue Neuve à Anduze, avait en étalage des marchandises au devant de son magasin et qui étaient sur deux caisses renversées servant de tables ; et de vêtements sur deux guéridons, qui étaient sur la voie publique de plus d’un mètre, ce qui empêchait la libre circulation.
« Le cinq du courant il avait déjà exposé des marchandises sur une grande table ronde qui était sur la voie publique, et qu’il n’a pas voulu retirer. Malgré son opiniâtreté je lui ai permis de les laisser pour cette journée, lui disant que je le prévenais pour la dernière fois qu’à l’avenir je lui dresserais procès verbal.
« Malgré ces avertissements il s’est obstiné à le faire. Il avait encore aujourd’hui des marchandises comme je viens de le dire. Je lui ai dit : décidément vous ne voulez donc pas tenir compte de mes avertissements ? Veuillez, je vous prie, retirer les marchandises ; et ne me mettez donc pas dans la nécessité de verbaliser contre vous, et au lieu d’obtempérer à ma complaisance il s’emporta en criant dans la rue qu’il ne les ôterait pas (et c’est ce qu’il a fait), que je pouvais lui dresser procès-verbal, qu’il s’en foutait et qu’il en mettrait toujours.
« En vertu de l’article 12 du règlement de police de la ville d’Anduze, j’ai dressé le présent procès-verbal de simple police, pour être remis à monsieur le juge de paix du canton d’Anduze, pour sur les conclusions du ministère public être statué.
Anduze le jour, mois et an que dessus,
Le commissaire de police, Chibert »

19 mai 2019

La terre et les mots d’Anduze et… d’ailleurs !


Dans la diversité de l’offre culturelle que la municipalité d’Anduze programme chaque année, le théâtre tient une place importante du fait du grand nombre de compagnies et autres associations théâtrales installées dans notre région et ailleurs. Nous recevons donc beaucoup de propositions variées concernant ce domaine artistique majeur. Un secteur dont la richesse exceptionnelle est en premier lieu due au travail des auteurs.

L’étape essentielle qu’est l’écriture, nous l’avions déjà abordée il y a deux ans, en mai 2017, avec un premier concours organisé par Louise et Michel Caron et la délégation Méditerranée des Ecrivains Associés du Théâtre. Une première dont nous gardons un excellent souvenir grâce à la qualité de tous les différents protagonistes qui surent allier avec bonheur et simplicité, le professionnalisme et la convivialité.

Riche de cette première expérience, les fondateurs de l’Atelier Théâtre d’Anduze décidèrent de récidiver avec « La fête de la terre et des mots », toujours avec les EAT Méditerranée mais en proposant une manifestation qui dépassa de façon heureuse ce cadre littéraire. Le thème imposé aux écrivains du théâtre était « la ménagerie des vivants » ; vaste sujet, s’il en est, dont un peu plus d’une quarantaine de gens de plume se sont emparés avec jubilation pour en exploiter tous les aspects, du réalisme aux idées complètement surréalistes, souvent teintées d’humour et de poésie. Mais n’oublions pas que dans ce genre littéraire spécifique, au delà du choix des mots et de l’imagination de l’auteur, la forme et le rythme ont aussi une place importante puisque le texte est destiné au final à la mise en scène.
Pour notre plus grand plaisir, d’autres talents s’invitèrent cette année à cette fête des mots avec, en dehors des excellents comédiens-lecteurs, un accordéoniste, qui a accompagné notamment la lecture des œuvres, et une plasticienne qui travailla sur place et proposa une magnifique sculpture en terre inspirée de ces mêmes écrits.

Tous les intervenants de cette manifestation brillante et atypique méritent d’être cités, en commençant par les treize écrivains lauréats du concours, invités à venir écouter la lecture de leur œuvre en public : Céline Balloy, Jean-Michel Baudouin, Sylvie Chenus, Marie-Hélène Chiocca, Jacques Grange, Henri Gruvman, Jean-Michel Guieu, Sabine Mallet, Lise Martin, George Milcent, Hervé Nouvel, Nathalie Rafal, Diane Saurat. Lectures par Emilie Bourdellot, Louise et Michel Caron, Nathalie Marais, Stephen Pisani, Wianney Qolitan ; accompagnement musical à l’accordéon par Will Teyssedou ; et bien sûr Patricia Denimal, artiste anduzienne.

Louise et Michel, en invitant d’autres acteurs culturels différents à venir jouer avec eux et prêts à se mettre en danger artistiquement devant un public, apportèrent une nouvelle dimension à cet événement. Cela confirme aussi que l’interaction de divers créateurs et de leurs univers sur un même sujet, quand elle est faîte avec intelligence et sensibilité, permet souvent de s’élever vers un autre niveau culturel ; ce que l’on appelle je crois l’excellence. Nous n’en étions pas très loin en ce samedi dix huit mai deux mille dix neuf, journée d’exception…

5 mai 2019

Misserel de Tornac, vagabond de la première classe !…

A travers le procès-verbal de gendarmerie que je vous propose aujourd’hui nous remontons le temps jusqu’au onze août mille huit cent cinquante deux à Tornac. Trois gendarmes à cheval « à la résidence d’Anduze » font leur tournée et tombent inopinément sur un individu en train de manger près d’un feu, au milieu des vignes…
Mais je vous laisse découvrir ce rapport qui a attiré mon attention car la situation et les personnages auraient pu être facilement dans un roman de Victor Hugo ! Pour la petite histoire, à cette époque – août 1852 – le grand écrivain était nouvellement exilé à l’île de Jersey car en tant qu’homme politique il avait pris violemment position contre le coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte ; cela eut pour conséquence son bannissement de la France pendant un certain temps…

« Ce jourd’hui onze août mil huit cent cinquante deux, nous Arragon Alexis, Verre Etienne et Berthomien Jean, gendarmes à la résidence d’Anduze, revêtus de notre uniforme, faisant une tournée de communes pour la répression du braconnage, parvenus en celle de Tornac, nous avons aperçu un individu dans une vigne qui avait allumé du feu et faisait rôtir du poisson en plein air, nous nous sommes approchés de cet individu. Les réponses qu’il a données à nos questions nous ont bientôt convaincus que nous avions affaire à un vagabond de la première classe. Il avait l’une des manches de sa blouse remplie de prunes, pressé de nous dire d’où venaient ces prunes, il nous a répondu les avoir volées dans la propriété de madame veuve Lauze de Tornac.
« Questionné de nous dire qui il était, il a dit se nommer Misserel Jean-Pierre, natif de Tornac. Sur ce nous lui avons déclaré que se trouvant en état de vagabondage et nanti d’objets volés, nous le faisions prisonnier pour être conduit devant monsieur le Procureur de la République à Alais, auquel magistrat nous adressons le présent procès-verbal et copie à monsieur le Commandant de cette compagnie.
Fait à Anduze les jours, mois et an que dessus.
Berthomien, Verre, Arragon »


En bas de page les gendarmes précisent dans leur signalement que l’homme serait âgé de dix huit ans : espérons pour lui que ce jeune « vagabond de la première classe » n’a pas fini au bagne de Toulon pour quelques prunes !…

21 avril 2019

D'Anduze à la principauté d'Orange…

Parmi les diverses archives retrouvées dans les combles de la mairie, celles dont je vous fais part régulièrement sur ce blog, il y a aussi un grand parchemin déroulé et abimé. Sans doute un rescapé de la grande inondation de 1958 (les tâches et salissures ainsi que la déformation de la fine peau d’agneau très gondolée devenue aussi dure que du carton montraient une exposition prolongée à l’humidité). Par contre l’important texte qui l’habille est parfaitement lisible mais… incompréhensible pour celui qui n’a pris aucun cours de latin ! Une écriture soignée dont certains mots, le titre en particulier mais aussi dans le texte, ont été tracés en couleur dorée. On remarque aussi une des signatures qui est graphiquement très belle, son auteur ayant suggéré avec talent le profil d’un oiseau !

Nous avons fait appel aux compétences de la restauratrice Aurélie Tanguy pour savoir ce qu’il serait possible de faire pour conserver dans de bonnes conditions ce grand document (41 X 60 cm). Dans un premier temps elle réussit à l’aplanir, ce qui lui permit de faire à ma demande des photographies assez nettes du texte pour que je puisse les transmettre à une spécialiste pour traduction. En attendant la fin de la restauration du parchemin et ensuite son encadrement sous verre pour sa conservation, nous allions enfin connaitre la destination de cet écrit.
La spécialiste c’est Marie-Lucy Dumas, historienne des Cévennes et présidente du « Lien des Chercheurs Cévenols », qui a eu la gentillesse de me faire une réponse précise et rapide. Il s’agit en fait d’un diplôme de docteur en droit canon et civil de l’université d’Orange, reçut en 1670 par Jacob Bezesse, Anduzien, après le passage de ses épreuves devant ses pairs qui l’ont qualifié « d’un mérite éminent et à l’unanimité ». Ce « grade » a été attribué dans le « palais » sous le haut patronage du chancelier de l’université, l’évêque d’Orange Alexandre Fabre, en présence également du « viguier du prince sérénissime ».

Un petit mot, sans entrer dans les détails, sur la principauté d’Orange et ce prince qui était à l’époque Guillaume III, ennemi juré de Louis XIV qui revendiquait depuis longtemps ce petit territoire voisin de la France. A la mort du prince, qui était entre-temps devenu aussi en d’autres circonstances roi d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, le roi soleil en profita pour l’occuper. A partir de 1713 l’acquisition sera reconnue officiellement. Enfin, après avoir été réunie au Dauphiné en 1734, la principauté fera partie intégrante du Vaucluse, nouveau département créé en 1793.


Alors bien sûr, comme me l’a écrit notre amie Marie-Lucie, ce document n’est « pas forcément intéressant pour les Anduziens mais plutôt pour les archives municipales d’Orange… ». Mais, en dehors du caractère inédit de ce grand parchemin au sein de nos propres archives locales, il concerne aussi une famille anduzienne au premier chef. Un patronyme du dix septième siècle oublié aujourd’hui et dont il reste tout à découvrir…

7 avril 2019

Naissance à Anduze de quatre des six enfants de Marie-Charlotte…

De gauche à droite l'abbé Noblet, Etienne, Jason, Nicolas et Julien.
Ce fut un bon week-end que ces 5, 6 et 7 avril, malgré le temps incertain, car nous avons assisté aux différentes étapes d’une opération rarissime et en tout cas complètement inédite à Anduze : les coulées et les démoulages en direct de quatre des six cloches du carillon qui viendra orner le beffroi du clocher de l’église d’Anduze.

Quelques mots pour résumer les circonstances qui nous ont amenées à organiser cet événement exceptionnel où les aspects cultuels et culturels sont intimement liés. Ils ajoutent ensemble une page particulièrement valorisante à notre histoire locale.

Une grosse cloche d’environ 670 kg pour plus d’un mètre de diamètre ornait le clocher de l’église ; née en 1847 et baptisée Marie-Charlotte, la vieille dame fut descendue il y a un an et demi à peu près pour les examens approfondis de symptômes visuels alarmants. Les conclusions confirmèrent nos craintes : sa dégradation avancée et irréparable ne lui permettant plus de regagner sa terrasse, une mise à la retraite après plus d’un siècle et demi de bons et loyaux services était inéluctable.

La municipalité, propriétaire des bâtiments de l’église dont le clocher, était prête à prendre en charge le remplacement de la cloche quand elle reçut une proposition de l’abbé Noblet, curé d’Anduze. Celui-ci voulait profiter de l’opportunité de ce changement pour installer un carillon de plusieurs cloches, elles-mêmes issues de la fonte de l'ancienne, afin d’obtenir un instrument aux possibilités musicales nettement plus élargies pour accompagner les différents services religieux du culte. Un souhait que nous n’avions aucune raison de refuser à partir du moment où la paroisse prenait en charge le surcoût financier de cette opération.

Culturellement et dans le cadre des JEMA (Journées Européennes des Métiers d’Art), c’était aussi pour la ville d’Anduze l’occasion ou jamais d’inviter les techniciens et véritables artisans d’art d’Azur Carillon à venir exprimer de façon concrète leur savoir-faire ancestral sur notre espace communal. Julien, Etienne, Nicolas et Jason nous ont donc emmenés, au cours de ces trois jours, dans leur univers particulier de fondeurs de cloches en nous expliquant aussi les différentes opérations conduisant à la réalisation des instruments.
Une fois finalisées ces cloches prendront place dans l’église d’Anduze pour une présentation au public et seront baptisées par l’évêque de Nîmes le lundi de Pâques 22 avril 2019. Il faudra le temps des travaux des nouveaux accès à la terrasse ainsi que de l'installation de la belle charpente en bois du beffroi pour que les six instruments soient opérationnels vers le 15 août 2019.

Concernant les coulées voici quelques images qui valent mieux qu’un long discours…



23 mars 2019

Les monnaies d’Anduze et de Roquefeuil : une histoire de famille…

Dans quelques semaines, au mois de mai, nous retrouverons avec plaisir Laurent Schmitt pour une conférence particulièrement attendue puisqu’elle viendra compléter avec de nouveaux éléments celle qu’il avait faîte il y a une dizaine d’années déjà sur le monnayage d’Anduze ! Organisée par le Club Numismatique Cévenol pendant le week-end de leur bourse nationale annuelle, nous serons heureux de tous les retrouver pour ce moment culturel et particulièrement convivial !
 
En attendant ce rendez-vous je voudrais dire quelques mots sur une famille dont la monnaie a toute sa place à côté des différents Bernardins dans la vitrine du collectionneur : celle des Roquefeuil. C’est une maison noble ancienne et puissante qui trouve son origine à Saint-Jean-du-Bruel, situé côté Est de l’Aveyron et à la frontière du Gard, aux environs du Vigan. A l’instar de la maison d’Anduze, au douzième siècle elle est auréolée d’un certain prestige depuis au moins trois cents ans.
 
Mais le spectre d’une fin de lignée et le jeu des alliances décideront Geoffroy de Roquefeuil, dernier descendant mâle de la famille, à faire entrer dans le giron familial de la maison d’Anduze sa fille unique et seule héritière. En 1129 il donna Adélaïde en mariage à Bertrand d’Anduze, troisième fils du seigneur Bernard IV. Cette union était accompagnée d’une condition : que les futurs enfants du couple portent le nom et le blason des Roquefeuil. Au bout de quelques années, Bertrand, devenu donc de Roquefeuil par son mariage, va bénéficier d’un concours de circonstances totalement imprévu qui va l’obliger à s’occuper des immenses possessions anduziennes : son frère ainé, qui était devenu le seigneur attitré d’Anduze sous le nom de Bernard V se retire en 1164 pour se faire moine, suivant les traces de son frère cadet Pierre Bermond, seigneur de Sauve, qui avait abandonné son pouvoir en 1161 pour la robe de bure ! Et, fait incroyable à l’époque, le jeune fils et héritier de Bernard V, Pierre-Bernard, rejoint son père en 1165 à l’abbaye de Bonneval !
Pour ne pas laisser le fief d’Anduze sans gouvernance, Bertrand de Roquefeuil le prend sous son aile. Il avait eu deux fils avec Adélaïde : l’ainé, Raimond, récupèrera la seigneurie de Roquefeuil tandis que Bertrand, le deuxième, s’occupera d’Anduze sous le nom de Bernard VI.
 
Côte à côte les deux maisons vont poursuivre leur chemin ensemble un certains temps, mais des grands événements de l’Histoire vont finir par les rejoindre et leur attribuer un destin différent. En attendant elles battirent chacune monnaie, symbole de leur puissance locale.
Le denier de Roquefeuil, rarissime aujourd’hui et donc nettement plus cher à l’achat que le Bernardin, plus facile à trouver, n’a certainement pas bénéficié de la même production que les pièces d'Anduze-Sauve. Il suffit de le regarder pour savoir qu’il n’en demeure pas moins de la même famille, et cela dans tous les sens du terme !…