C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

15 septembre 2017

Interpellation rue Bouquerie, Anduze…

En ce mois de septembre 1842 c’est un nommé Antoine Broussou qui dirige la police d’Anduze et son canton. Nous faisons connaissance avec lui à travers le rapport qu’il a établi à propos d’une sombre affaire de maltraitance conjugale. Si pour la première fois en 1791 une déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a été publiée, « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits », cela n’a pas porté chance à son auteure Olympe de Gouges, qui fut guillotinée deux ans plus tard !
Dans la première moitié de ce dix neuvième siècle nous sommes donc encore très loin de l’émancipation des femmes et beaucoup d’entre-elles, la peur viscérale de se retrouver seules et sans ressources à l’époque d’une misère omniprésente, étaient prêtes à accepter toutes les violences et humiliations des hommes sans broncher. D’autant plus quand leur sort était lié à celui de leurs enfants.

L’action de ce témoignage se situe rue Bouquerie (des bouchers exerçaient ici jadis), dans le centre d’Anduze. Cette longue ruelle étroite est bordée d’immeubles dont une majorité date des quinzième et dix septième siècles. Reliant la place Couverte à la rue Enclos Blaise c’est l’une des plus anciennes rues de la cité. Plutôt calme aujourd’hui, au moment des faits elle devait être grouillante de vie, à l’image d’un quartier très populaire…

« L’an mil huit cent quarante deux et le seize septembre, à huit heures du soir, nous Antoine Broussou commissaire de police de la ville et canton d’Anduze. Etant rentré dans notre domicile nous avons entendu qu’on faisait du tapage dans la rue de la Bouquerie, nous y sommes transporté, avons trouvé une grande réunion de personnes parmi lesquelles s’est trouvé le sieur Dupuis garde champêtre communal qui était occupé à contenir le nommé Sardinoux (pierre) marchand de fromage habitant et domicilié au dit Anduze, lequel s’était livré à donner des coups très forts à son épouse, sans motif légitime. Ce qui arrive assez fréquemment de la part du dit Sardinoux, d’après la déclaration qui nous a été faîte par plusieurs personnes respectables du quartier. L’ayant interpellé de nous dire les motifs qui l’ont porté à frapper sa femme si rudement, il nous a répondu qu’il l’avait frappée et qu’il la frapperait bien davantage. Voyant les mauvaises réponses que le dit Sardinoux fit à nos questions, avons de suite requis deux hommes pour aider à le conduire en prison. Mais sa femme et ses enfants s’étant présentés à nous pleurant à chaudes larmes, nous priant de relâcher leur père qui, s’il était mis en prison lorsqu’il en sortirait les tuerait tous. Sur la demande de ces derniers avons relâché le dit Sardinoux, nous réservant toutefois de dresser procès-verbal contre lui, pour avoir occasionné beaucoup de bruit et du tumulte troublant l’ordre et la tranquillité publique, et pour avoir de plus injurié le sieur Dupuis garde champêtre, agissant dans l’exercice de ses fonctions (…). »

2 septembre 2017

Le coq boiteux de Tornac…

Exceptionnellement pour ce document du 28 janvier 1806 et établi par notre juge de paix habituel Jean Coulomb aîné, j’ai dû rajouter au texte que j’ai recopié quelques ponctuations, histoire de reprendre son souffle de temps en temps au cours de sa lecture ! C’est vrai que, s’agissant encore une fois d’une plainte, le greffier chargé de recueillir la déposition n’était pas là pour construire une œuvre littéraire !
Comme toujours dans ces petits témoignages, devenus souvent croquignolesques avec le recul du temps, nous en apprenons beaucoup sur la vie et les mœurs locales de l’époque. Par exemple le mot « garnisseur » qui, sans autre précision ici, pouvait concerner une spécialité de deux secteurs d’activité totalement différents de notre territoire : celui de la chapellerie avec le garnissage des chapeaux et celui de la céramique avec la mise en place des garnitures et autres ornements sur les diverses poteries. Un autre mot me semble intéressant car, datant du Moyen-âge, il a totalement disparu aujourd’hui de notre vocabulaire populaire : « trenque » qui désignait de façon commune les divers outils pour trancher et notamment la bêche…
 

« (…) Sont comparus les nommés François Deleuze, garnisseur, et Jean Pierre Beaux aussi garnisseur habitants de cette ville d’Anduze. Lesquels nous ont requis de rédiger la plainte qu’ils viennent nous rendre des faits cy après détaillés, à quoi nous avons procédé d’après les déclarations des dits Deleuze et Beaux qui nous ont dit que venant de St Hyppolite et étant passés par Durfort, lorsqu’ils ont été au ci devant château de Tornac (étant alors environ les trois heures de l’après midi) ils se sont arrêtés pour boire un demi litre de vin chez le nommé Denis, agriculteur. Et après l’avoir bu ils sont sortis pour venir à Anduze, lorsqu’ils ont rencontré le nommé Pandaure, garde champêtre de la commune de Tornac, qu’ils connaissent, qui les a invités à se retourner pour boire un autre demi litre de vin.  Ils n’ont pas voulu lui refuser et ont accepté son invitation, et comme le dit Pandaure était armé de son fusil, le dit Deleuze, qui voyait devant lui deux coqs, a dit j’ai envi avec ton fusil d’en tuer un. Mais il faut savoir si le propriétaire des dits coqs y sera content, alors le dit Deleuze s’est rendu chez le nommé Nissaret, cordonnier, a qui ils appartenaient et lui a dit voulez vous me vendre un des coqs qui sont à la sortie de la basse cour. Alors le dit Nissaret lui a répondu oui je vous en vendrai un, celui qui est boiteux, quant à l’autre je ne veux point le vendre, quand vous m’en donnerez quatre francs, mais pour le boiteux je vous le vendrai à un franc cinquante centimes. A quoi le plaignant a consenti, et lui a dit si je le tue je vous le paye et je l’emporte. Et de suite ayant pris le fusil du sus dit garde champêtre lui a tiré, mais il l’a manqué. Le dit Nissaret a réclamé le paiement de son coq, le plaignant lui a répondu tachez d’attraper le coq et je vais vous le payer de suite. Alors le dit Nissaret qui tenait un manche de trenque à la main a frappé d’un coup sur le téton gauche qui a manqué le renverser par terre. Et a levé le dit manche pour l’en frapper sur la tête, lorsque le dit Jean Pierre Beaux s’est avancé précipitamment pour empêcher que Nissaret ne l’assomma. Alors ce dernier s’est retourné vers lui et lui a dit tu es aussi coquin que l’autre, lui a donné un soufflet sur la joue gauche, le pris au collet, l’a secoué fortement et en lui faisant lâcher prise il lui a déchiré un gilet de velours. Et après cette scène les plaignants, sans avoir riposté aux coups et aux insultes du dit Nissaret, lui ont dit attraper le coq et nous allons vous le payer. Effectivement lorsqu’ils l’ont eu le lui ont payé au prix convenu. Sont venus porter plainte et affirment tous les faits ci-dessus vrais et sincères, désignent pour témoins le dit Pandaure garde champêtre, Cazalès d’Atuech, Basalge, conducteur des troupeaux dans la montagne (…) »

18 août 2017

Beau temps sur le Festival de la Céramique d’Anduze…

Il est toujours difficile de parler du Festival de la Céramique en quelques mots, tant le spectacle de cette manifestation sur trois jours est somptueux de couleurs, de formes, de matières.
Une richesse visuelle résultant de la diversité et de la créativité débordante des céramistes, sans cesse renouvelée d’année en année et toujours optimisée par le magnifique écrin naturel du parc des Cordeliers. Ces professionnels de la terre, définitivement artistes avant d’être artisans, nous permettent d’apprécier les possibilités infinies et parfois improbables de l’argile, en repoussant les limites des techniques anciennes ou contemporaines.

Mais bien sûr cette fête serait impossible sans l’action des dizaines de bénévoles appartenant à l’association Planète Terre. Une fois encore ils nous ont démontré, par l’organisation sans faille de cette treizième édition, tout leur savoir-faire et leur imagination pour accueillir dans les meilleures conditions exposants et public dans une espèce de communion joyeuse autour des arts de la terre.

Et puis il y a eu ce petit plus surprenant qui parfois fait toute la différence entre réussite et véritable succès : en l’occurrence ici l’excellente idée d’avoir invité, pour la deuxième fois consécutive, le fameux « crieur public » lyonnais Gérald Rigaud… Un sacré personnage cet homme, coiffé d’un képi de garde champêtre et à la langue bien pendue ! Quelques fois insolent mais jamais vulgaire, au son de sa petite cloche notre trublion apostropha gentiment les visiteurs et autres touristes, animant avec verve et gestes théâtraux les allées du parc. 

La délégation culturelle que je représente ne peut qu’être satisfaite et soutenir un tel événement ouvert à toutes les générations. D’abord pour son rayonnement qui va bien au-delà de notre cité, mais sans aucun doute aussi pour un état d’esprit à la fois sérieux et convivial capable de fédérer les énergies et les compétences nécessaires au montage de ce grand festival. Un travail d’équipe qui chaque année relève de la performance et ce n’est pas Eliane Atger, la dynamique présidente de Planète Terre, qui me contredira.

Mais une fois de plus nous en avons vu le magnifique résultat et cette manifestation saisonnière, devenue un rendez-vous incontournable de l'été, est tranquillement entrée dans l’histoire culturelle d’Anduze grâce à sa notoriété qui ne cesse de s’accroitre au fil des ans

18 juillet 2017

Au péristyle du temple…


Pour ce billet, annonçant la pause estivale, je vous propose cette photographie que l’on dirait directement sortie du catalogue d’exposition d’un peintre contemporain ! Remarquez, c’est presque cela, puisque le tableau en question a trouvé sa place depuis près de deux cents ans dans la galerie du péristyle du temple d’Anduze.
Cette œuvre magnifique en calcaire gris-bleu du Kimméridgien, extraite de la carrière de la Madeleine à Tornac, fut conçue il y a environ cent cinquante millions d’années…

La création est installée au sol et foulée aux pieds tous les jours, comme une punition des hommes sanctionnant une échelle du temps qui défie leur entendement. Il est vrai que, ajoutant à son mystère, seul un œil exercé est capable de la déceler. Une image discrète, presque secrète, au seuil de ce lieu cultuel où les rares personnes connaissant son existence, croyantes ou non, ont peut-être trouvé avec celle-ci une autre dimension à leur vie spirituelle. Allez savoir…


Bel été à tous !

6 juillet 2017

L'art de Nathalie Montel…

La ville d’Anduze a cette chance exceptionnelle de compter parmi ses habitants un certain nombre de personnalités artistiques de grande valeur, officiant parmi les domaines les plus variés de la culture. Celui des Arts plastiques est particulièrement privilégié par son niveau élevé et c’est toujours un réel plaisir pour la municipalité de pouvoir inviter l’un de ses représentants à venir exposer ses meilleures œuvres.

Un rendez-vous de juillet qui nous permet cette année d’accueillir Nathalie Montel, artiste-peintre professionnelle installée dans notre cité depuis plus d'une décennie. Après avoir travaillé pour l’Education Nationale en tant que professeur d’Arts plastiques, notre Lodèvoise de naissance décide en 2004 de s’installer à Anduze pour ouvrir un atelier chez elle. Deux ans plus tard elle confirme son indépendance artistique en devenant peintre professionnelle. Depuis, en se partageant entre des cours donnés à son atelier et sa propre peinture, se succèdent les expositions en galeries et autres salons d’Art où différentes distinctions de prestige sont venues conforter ses choix.

Il faut dire que Nathalie a réussi à se créer son univers personnel avec un style reconnaissable, et reconnu d’abord pour la maîtrise du dessin. Celui-ci vient simplement structurer le sujet principal de la toile, laissant toute la place à l’expression de la matière. Les sujets évoqués par l’artiste dans ses tableaux touchent essentiellement à l’humain avec notamment beaucoup d’enfants et d’adolescents évoluant dans l’environnement apaisé d’une vie quotidienne emprunte de douceur et de tendresse. Et c’est précisément là que l’on voit toute l’étendue du talent de l’artiste, car ces images, qui auraient pu être mièvres et sans grand intérêt de par la nature même de leurs sujets, ont été métamorphosées en visions oniriques par la façon audacieuse de les traiter.

D’abord par l’emploi de couleurs éclatantes et irréelles dont le caractère joyeux vient quelques fois contredire la mélancolie de certains sujets. Ensuite une façon de peindre enlevée qui montre toute la nature dynamique de l’artiste, avec une application des teintes en touches généreuses favorisant une impression de mouvement.
Et enfin un travail général très élaboré sur les matières qui nous amène tout en poésie à la frontière de deux mondes : ceux du réel et de l’imaginaire. A chacun de choisir le sien selon sa sensibilité et son interprétation de l’œuvre.
Pour ma part le choix est fait depuis longtemps…

23 juin 2017

L’autel votif d’Anduzia…

Il y a plusieurs décennies de cela, lors de la construction d’un escalier public s’élevant à partir de la rue Haute vers la rue des Treilles, dans les hauteurs d’Anduze, une grande pierre antique taillée et sculptée fut découverte. Elle gisait enterrée et couchée dans les quelques mètres carrés de terrain longeant une maison contemporaine dont le propriétaire, pour permettre le passage des marches, avait accepté les travaux.
Très lourde et encombrante, à l’époque elle fut simplement relevée et calée au coin de son jardin où elle resta pendant toutes ces années. C’est en 2016 que la famille, projetant l’éventuelle vente de la propriété, souhaita faire don à la municipalité du petit monument avec comme seule contrepartie la garantie de sa protection officielle et définitive, ainsi que de son exposition au sein de la ville. Il ne fut pas très difficile d’accepter cette proposition : nous savons tous l’origine antique de notre cité mais paradoxalement ses vestiges sont devenus inexistants ou très rares de nos jours, détruits au cours des siècles dans les remaniements successifs mais aussi, malheureusement, pillés à outrance…
En octobre dernier, les agents sont venus avec un engin de levage la récupérer pour la stocker quelques temps aux ateliers municipaux. Aujourd’hui elle a trouvé sa place définitive au rez-de-chaussée de la tour de l’Horloge dont les travaux sont terminés et où elle trône dans l’alcôve de l’ancienne entrée du monument.

Désireux d’en savoir un peu plus sur ce bel objet en pierre j’ai contacté notre amie Elisabeth Hébérard, présidente du GARA (Groupe Alésien de Recherche Archéologique) pour avoir son avis. A priori elle fut ravie de sa visite, d’abord par sa réaction enthousiaste à la vue du petit monument mais aussi quelques temps après par son retour dans la tour accompagnée de l’un des plus grands spécialistes de l’Antiquité méditerranéenne, Hadrien Bru. Celui-ci, Maître de conférences et épigraphiste à l’Institut des Sciences et Techniques de L’Antiquité de Besançon, se montra enchanté par cette découverte. Ou plutôt une redécouverte… car après des recherches documentaires, il se trouve que cet objet a été déjà signalé en 1963 dans la revue « AE Année épigraphique » n°116 (certainement l’année de sa découverte dans le jardin). Il est aussi mentionné dans la Carte Archéologique de la Gaule.
 

Il ne fait aucun doute qu’il s’agit ici d’un autel votif de type gallo-romain datant du premier ou du second siècle de notre ère. Celui-ci est de belle taille puisqu’il fait environ 122 cm de hauteur pour une largeur de 77 cm et une profondeur de 56 cm. L’arrière a été abimé (les cassures de la pierre, très usées, montrent l’ancienneté de la dégradation) mais, en bas, on devine toujours la présence d’une couronne de laurier. Le dessus est aussi caractéristique avec la trace d’un couronnement avec son coussin ; une rosace d’ornementation est encore bien visible à gauche. Enfin la façade, en très bon état, permet la lecture de quelques mots en latin d’une très belle gravure.

Cet autel n’ayant finalement jamais été étudié de façon approfondie, Hadrien Bru s’est proposé d’en faire une étude complète en vue de refaire une publication actualisée, intrigué déjà par le nom de QINTUS CAECILIUS CORNUTUS, importante famille dont il y aurait la trace en Orient ! Nous attendons donc avec impatience le résultat de ses recherches, susceptible d’apporter un éclairage inédit sur une époque de l’histoire d’Anduze particulièrement ténébreuse…

9 juin 2017

La sensibilité du commissaire Chibert…

Ce procès-verbal dressé à Anduze en 1852, un jeudi jour du marché, nous permet de retrouver le commissaire de police Chibert, déjà évoqué ici, qui peut combattre, depuis peu et avec une première arme législative, un fléau sans frontière et aussi vieux que le « côté obscur » de l’être humain : la maltraitance animale.

(toujours transcrit sans correction)
 
« L’an mil huit cent cinquante deux le vingt trois juillet.
Nous Charles Ambroise Chibert, commissaire de police d’Anduze, hier sur les trois heures de l’après-midi, j’ai remarqué un individu sur le plan de Brie à Anduze, qui maltraitait une mule d’une manière atroce, en la frappant sur la tête à grands coups de manche de fouet. Voyant maltraiter cet animal avec tant de cruauté, je lui criai malheureux voulez-vous bien cesser et au lieu de le faire, il redoubla.
C’est alors que je m’approchai, et lui reprochant sa brutalité il me dit pour s’excuser, qu’il n’avait rien vendu, qu’il était mécontent, et que sa mule lui avait fait du mal à la main, que c’était ce qui l’avait porté à la frapper.
Je lui demandai son nom et sa demeure, il me répondit qu’ils étaient sur la plaque de la charrette ; je l’examinais, il y avait Charles Vigne de Montfrin (Gard), il me dit que c’était bien le nom et qu’il était marchand d’oignons.
Vu la loi des 15 mars, 19 juin et 2 juillet 1850, je lui déclarai procès-verbal, pour être remis à Mr le juge de paix du canton d’Anduze pour sur la conclusion du ministère public être statué.
Anduze les jours, mois, et an que dessus
Le commissaire de Police, Chibert. »


C’est le général Jacques Delmas de Grammont, élu député en 1849, qui, sensibilisé au sort des chevaux de guerre et plus largement des animaux maltraités dans les rues, fit voter le seul article d’une loi sans précédent selon lequel : « serait punis d’une amende de cinq à quinze francs, et pourront l’être d’un à cinq jours de prison, ceux qui auront exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques ». Promulguée le 2 juillet 1850 sous les railleries, les caricaturistes de l’époque s’en donnant à cœur joie, la « loi Grammont » permit – même s’il fallut encore attendre plus d’un siècle pour admettre officiellement la sensibilité animale ! – d’initier de façon concrète le long parcours menant à la protection des animaux telle que nous la connaissons. Une protection sur le papier qui reste encore très loin d’être appliquée de façon optimum.
Triste réalité d’aujourd’hui, confirmée par tous les différents scandales récents liés à la souffrance animale…