C'est le passé et le présent qui se mélangent pour former la passionnante histoire culturelle de notre antique cité, tournée irrémédiablement vers l'avenir…
Ces "billets", pour amoureux d'Anduze, n'en sont que quelques modestes reflets.

10 février 2019

Othello à Anduze, variation pour trois acteurs…

Jeudi dernier, salle Marcel Pagnol et devant un très nombreux public, le Cratère d’Alès nous a proposé de démarrer l’année culturelle d’Anduze avec William Shakespeare. Le célèbre dramaturge anglais reste très populaire puisque ses œuvres continuent d’attirer les foules et inspirent encore aujourd’hui les écrivains de théâtre.
C’est le cas d’Olivier Saccomano, qui a décidé d’adapter la pièce Othello (écrite en 1604) pour en faire une variation pour trois acteurs résolument contemporaine, dans l’air du temps de notre actualité politique avec notamment un parallèle avec l’image de l’Etranger en Europe… Contemporaine aussi avec une forme théâtrale moderne et souple qui la rend accessible à tous types de lieux non destinés à ce genre de spectacle de prime abord : un atout supplémentaire non négligeable quand on travaille avec le Cratère Théâtre en décentralisation.
L’absence de décors et les costumes minimalistes ne pénalisent en rien la mise en scène de Nathalie Garraud : le choix d’avoir établi l’espace de jeu au milieu des spectateurs, installés soigneusement en cercle tout autour, participe d’une proximité avec celui-ci, les transformant ainsi eux-même en acteurs de la pièce. En fait, le succès de cette création tient dans le dynamisme et la grande qualité de jeu des jeunes comédiens. Ils sont simplement trois à incarner tous les personnages, passant d’un rôle à l’autre. Les deux jeunes femmes du groupe n’hésitent pas à endosser quand il le faut et avec talent les rôles masculins, les changements vestimentaires se faisant rapidement, à la vue des spectateurs, dans un ballet d’allers et venues savamment orchestré tout au long de la pièce.
 
Ce n’est pas un hasard si toute cette équipe nous a enchantés pendant environ une heure trente. De la création à l’interprétation elle fait partie du théâtre montpelliérain des 13 Vents, qui vient de prendre la direction du Centre Dramatique National de Montpellier…

31 janvier 2019

Le garçon chapelier « mordeur » de Jean Galoffre…

Après un an où dans un billet j’évoquais la célèbre maison Galoffre en 1806 avec la « drôle d’atmosphère » y régnant entre garçons chapeliers, nous y retournons aujourd’hui avec une plainte qui confirme les rivalités exacerbées entre collègues de travail. Celles-ci menaient de façon récurrente à une extrême violence, souvent gratuite. Le nom de Becardy apparaissait déjà dans ma première évocation (Baptiste) en tant qu’accusé. Dans celle proposée ce jour et qui d’ailleurs fut dressée par le juge de paix quelques mois avant l’autre, il s’agit certainement de son frère Jean qui, lui, se pose en victime. Il est appuyé par un intéressant certificat médical de l’époque rédigé par un certain Miergues, « chirurgien patenté n°226 de la ville d’Anduze »…

«Cejourd’hui trente mai an dix huit cent six a dix heures du matin devant nous Jean Coulomb aîné Juge de paix officier de police judiciaire de la ville et canton d’anduze, et dans notre cabinet assisté de Jacques Gache notre greffier.
Est comparu Jean Becardy garcon chapellier chez mr Jean Galoffre, habitant d’anduze, lequel nous a requis de rédiger la plainte qu’il vient nous rendre des faits ci après détaillés a quoi nous avons procédé d’après les déclarations du dit Becardy qui a dit qu’il y a environ demi heure, il était a déjeuné, et avait posé sans attention sa veste et sa chemise sur une planche qui touchait un peu des chapeaux que le nommé françois Lacour avait fabriqués lorsque celui ci s’en est appercut il a pris la chemise et la veste et les a jettés par terre. Sur cella le plaignant lui a demandé pourquoi il faisait cela, le dit Lacour lui a répondu qu’il étoit un brigand, un coquin et a plusieurs reprises lui a sauté dessus, l’a pris par les cheveux, l’a raproché de lui et lui a fait une morsure considérable a la machoire coté droit, et ne l’a lâché que lorsque plusieurs personnes sont venus pour le dégager, et avec beaucoup de peine néanmoins le dit Lacour quoique cela la tenu longtemps par les cheveux sous lesquels faits le comparaissant affirme vrais et sincères désigne pour témoins dieux Paul, fils a pade dit la muse, les fils cadets a la veuve Perrier au couvent, Etienne Jourdan et Joseph, tous compagnons ou apprentis chez le dit mr Galoffre, habitant d’anduze et du tout requiert acte, se déclare partie civile et a signé Jean Becardi.
(1) »

(1) Nous avons ici l’exemple type des changements d’orthographe de nos noms propres au cours des siècles : il n’y a pas encore si longtemps, tous les actes officiels administratifs, quels qu’ils soient, se faisaient manuellement ainsi que leurs copies. Les erreurs étaient donc fréquentes d’un document à l’autre, jusqu’à ce que les dernières finissent par être pérennisées avec le temps… Ici le greffier du juge de paix a « décidé » de mettre un y à la fin de Becardy, alors que le propriétaire du nom a signé, sur la même feuille, avec un i bien visible…

19 janvier 2019

Un jeune « délinquant routier » épinglé… en 1852 !

Alors qu’aujourd’hui les progrès technologiques fantastiques de l’automobile nous confirment pour bientôt une voiture autonome et sans conducteur, je ne peux résister au plaisir de vous soumettre ce procès-verbal d’un gendarme à cheval datant de 1852.
Il s’agit de l’interpellation d’un jeune conducteur qui, profondément endormi, avait laissé les commandes de sa « deux chevaux » aux équidés. C’est vrai que ceux-ci, grâce à une programmation infaillible et sans doute de longue date, devaient bien connaître le chemin !…

« Ce jourd’hui dix neuf avril mil huit cent cinquante deux, vers midi et demie, nous soussigné Simonin Laurents gendarme à la résidence de Lédignan (Gard).
Rapportons que revenant d’Anduze pour le service étant parvenu au quartier de la Madeleine commune de Tournac canton d’Anduze, sur la route nationale n°107 de Nimes à Clermont-férant, avons rencontré une voiture à deux roues attelée de deux chevaux, chargée de diverses marchandises dont le conducteur était profondément endormi dessus, nous l’avons aussitôt éveillé et lui avons enjoint de se tenir à côté de ses chevaux tel que le prévoit l’ordonnance royale du 29 octobre 1820, paragraphe 20, interpellé de nous déclaré ses noms, prénoms, âge, profession, domicile, et s’il était le propriétaire de la dite voiture.
Déférant à notre invitation le dit voiturier a déclaré se nommé Barry paulin âgé de 17 ans, fils de françois Barry commissionnaire de roulage domicilié à St Jean de Maruejols, canton de Barjac, arrondissement d’alais, et la voiture appartenir à son père.
Avons en conséquence déclaré au dit Barry paulin procès-verbal de sa contravention que nous avons rédigé pour être adressé à Mr le Commissaire de police de la ville d’Anduze, remplissant les fonctions de ministère public près le tribunal de simple police de ce canton, et copie sera transmise à Mr le chef d’escadron commandant la gendarmerie du Gard. Fait et clos à Lédignan, les jours, mois, et an que dessus. Simonin »

6 janvier 2019

Anduze et le général oublié de l’armée révolutionnaire… 2

Alexis Chalbos, dixième enfant sur quatorze de Joseph Chalbos, notaire, et de Magdeleine de Fayet du Mazel, aristocrate, est né le 27 septembre 1730 à Cubières en Lozère (environ 90 kms au Nord-Ouest d’Anduze). Il commence sa carrière militaire comme simple soldat engagé volontaire à partir de 1751, dans la cavalerie légère de l’armée de Louis XV.

On le retrouve à partir de 1753 incorporé au régiment de Normandie dont une garnison est stationnée à Anduze. Les casernes étant en réparation, les soldats sont logés dans les différentes auberges locales. C’est dans l’une d’elles, le Lyon d’Or, que le Cubiérien fera la connaissance de sa future femme Marie Beaux, fille naturelle de l’aubergiste et de Jeanne Cazalis. Il l’épousera le 23 avril 1755 à l’église d’Anduze, quelques semaines après la naissance de leur premier enfant, Léger Chalbos. De cette union naîtront deux autres enfants mais seul le dernier des trois, prénommé comme son père Alexis, survivra : il fit aussi une brillante carrière militaire (il finit colonel de cavalerie au huitième régiment des Chasseurs à Cheval), couronnée en 1804 par la distinction d’officier de la Légion d’Honneur attribuée par l’Empereur.
 
Mais revenons à son père qui, à partir de 1756 et la « Guerre de Sept Ans » va commencer à se faire remarquer par ses supérieurs. Sous-officier puis officier sorti du rang, il va continuer sa lente ascension. Excellent cavalier il se distinguera à partir de 1766 pour l’instruction à cheval, notamment à Saumur. En 1788 il obtient du roi la Croix de Saint Louis, prestigieuse décoration. Promu capitaine en 1789, il est rappelé d’une retraite bien méritée par la période révolutionnaire – même s’ils sont issus de l’Ancien Régime la Révolution a besoin de cadres militaires expérimentés ! – qui  va accélérer ses différentes nominations : lieutenant colonel en 1792, colonel en avril 1793, général de brigade le 6 mai de la même année pour devenir général de division le 22 mai !…
Républicain affirmé et intelligent, durant cette époque trouble il déjouera tous les pièges susceptibles de le conduire à l’échafaud comme beaucoup d’autres généraux ayant commis des erreurs. C’est la « Guerre de Vendée », où il est envoyé par la Convention à partir du mois de mars 1793, qui lui donnera l’opportunité d’exercer tous ses talents de stratège et de meneur d’hommes, malgré des problèmes de santé récurrents. Après différents postes de commandement de Places d’armes, il décédera dans l’exercice de ses fonctions à celle de Mayence le 17 mars 1803, à l’âge de 72 ans.

Quant à Marie Beaux, elle n’a à priori jamais suivi son époux dans ses différentes affectations durant toutes ces années. Sans doute étaient-ils déjà « séparés » depuis longtemps au moment du dépôt de sa plainte en 1793, lui se consacrant entièrement à sa vie militaire. Mais ils étaient restés en bon terme puisqu’un acte notarial de 1802 nous apprend qu’il donne procuration à sa femme pour percevoir certains revenus fonciers. Elle décèdera en 1809 à Anduze, rue Bouquerie.
 

J’ai puisé l’essentiel des renseignements concernant le général Chalbos dans une importante brochure, très complète, lui étant entièrement consacrée et éditée en 2011 par le Centre d’Etudes et de Recherches littéraires et scientifiques de Mende. Une association parrainée par les plus grandes instances du département : l’interrêt tardif de la Lozère — et, du fait de ses représentants, de la France — pour l’une de ses grandes figures historiques vient à peine réparer une injustice dont s’était déjà plaint son fils en 1836. Celui-ci demandait que l’on grave le nom du général sur l’Arc de Triomphe. Il est vrai que lorsque l’on détaille la longue liste des généraux de la Révolution et de l’Empire du magnifique monument de l’Etoile, il est incompréhensible qu’Alexis Chalbos en soit absent. A moins que, comme l’affirme une humoriste célèbre d’aujourd’hui, « On ne nous dit pas tout ! »…
En 1884 le maire de Cubières s’adressa au Ministre de la Guerre pour le projet d’une statue qui ne sera jamais réalisée.

Finalement, à l’initiative du président de l’association de Mende et du maire du village, une plaque commémorative du militaire a été posée sur sa maison natale en 2008 ; en attendant peut-être un jour une véritable reconnaissance nationale.
Sur l’Arc ?…

22 décembre 2018

Anduze et le général oublié de l’armée révolutionnaire… 1

Pierre Mourgue, huissier de la justice de paix d’Anduze, nous a laissé trois documents originaux signés par lui en septembre 1793 et concernant les suites d’une plainte déposée par Marie Beaux pour coups et blessures. Les trois feuillets sont les citations à comparaître de différents témoins de l’affaire, sur ordonnance du juge de paix de l’époque, le nommé Chabaud.
J’ai choisi de publier en illustration celle concernant le citoyen Bousquet, médecin anduzien qui examina la requérante. Je n’ai malheureusement pas retrouvé la plainte elle-même, ce qui nous aurait permis de connaître l’auteur présumé des faits mais aussi leurs circonstances : il est simplement spécifié dans les citations que Marie Beaux, d’Anduze, est l’épouse (1) du général de division Alexis Chalbos « au service de la République ».

« L’an mil sept cens quatre vingt treize et le vingt six septambre par nous pierre mourgue huissier de la justice de pais de la ville d’anduse y habitant soussigne a la requette de citoyenne marie Beaux epouse de citoyen alexis Chalbos general de division au service de la Republique habitante de cette ville d’anduse. En conséquence de l’ordonnance du citoyen juge de pais de la dite ville randue sur la plainte de la requerante du quatorze septambre courant, j’ay cité le citoyen Bousquet medecin habitant du dit anduse a comparoir vendredy prochain vingt sept du courant a sept heures du matin par devant le citoyen chabaud homme de loy juge de pais de la ville d’anduse pour faire son raport des coups et meurtrisures que la dite marie Beaux pretant avoir recux et dont il lui est fait mantion dans sa dite plainte, et déposer vestille sur ce qu’il sera interoge luy déclarant que faute par luy de comparoir a la dite heure ou a celle de la surseance il sera condamné et l’amande suivant la loy et au dit Bousquet j’ai laisse copie et parlant a luy meme trouve dans son domicile et soy due. Mourgue »

J'avoue que si le nom du général ne me disait rien, l'officier gradé de façon aussi élevée dans l’armée révolutionnaire et aux attaches anduziennes avait piqué ma curiosité : en savoir un peu plus sur ce personnage oublié de notre histoire s'avérait indispensable ! Je n'ai pas été déçu…
 
A suivre…

(1) A cette époque la femme mariée gardait son nom de jeune fille.

8 décembre 2018

Les liens d'Anduze et Barre des Cévennes au Moyen-âge…

Quelle bonne idée d’avoir réédité, par l’intermédiaire de "le bousquet-la barthe éditions", le petit livret introuvable de Louis Jourdan « Barre et sa seigneurie ». Ce texte agréable à lire, paru en 1901 dans les Mémoires du Club Cévenol, retrace de façon vivante à travers ses différents seigneurs l’histoire du village des origines à la Révolution. D’une soixantaine de pages il est aujourd’hui complété par des petites notes d’éclaircissement judicieuses de Jean-Paul Chabrol, historien et écrivain que l’on ne présente plus.

Situé à un peu plus de cinquante kilomètres au Nord Ouest de notre cité, en Cévennes lozériennes, Barre a eu son importance dans le maillage stratégique (surveillance et défense) des possessions de la puissante maison d’Anduze au Moyen-âge. Voici quelques lignes à ce propos de Louis Jourdan :

« (…) En 1052, dans un acte du 12 janvier, le testament d’Almérade, seigneur d’Anduze, la localité de Barre est mentionnée. Almérade donne à son fils Pierre tout ce qu’il possède à Anduze et ses appartenances, et, entre autres lieux, le château de Barre et tout ce qui en dépend (omne succidimentum ejus) et le château de Peyremale. Parmi les nobles témoins (boni homines) présents à cet acte, les premiers cités sont Fredol de Barre et son fils Galterius. Comme on le voit, Barre en ce temps-là dépendait d’Anduze, mais il avait ses seigneurs particuliers qui le tenaient en fief des seigneurs d’Anduze.

« La maison d’Anduze, si puissante par ses possessions et ses alliances, tenait sous sa haute seigneurie toutes nos Cévennes : Portes, Dèze, Saint-Germain-de-Calberte, Saint-Etienne, Moissac, Meyrueis, etc. J’ai sous les yeux copie de nombreux documents qui en font foi. Je ne rappelle ici les donations faites, par elle, de l’église St-Pierre-de-Meyrueis, à l’abbaye de Gellone, en 1042, que parce que Fredol de Barre y assiste comme témoin. Il figure encore, en 1049, dans la donation qu’Almérade et sa femme Enaurs firent de la moitié de leur domaine, sis dans la paroisse de St-Martin, à la même abbaye, dans l’espoir que, par l’intercession de Saint Guillaume, un fils leur naîtrait.

« (…) Pendant le XIIe siècle, les seigneurs de Barre suivent et assistent leurs nobles suzerains d’Anduze à la guerre et ailleurs ; et certes le devoir féodal n’était point une sinécure pour les fidèles de ces Bernard et de ces Bermond que nous trouvons mêlés à tous les différends, à toutes les querelles du Languedoc et de la Provence. Il ne se signait point un traité sans que leur paraphe figurât au bas de l’acte ; pas une bataille ne se donnait dans les diocèses de Nîmes, Maguelone, Agde, Béziers, Carcassonne, Narbonne et Toulouse, sans que leur cri de guerre y retentit. Grand honneur pour le seigneur de Barre, compagnon de tant d’aventures. Long souci pour la châtelaine songeant à l’époux absent et regardant, du haut de la montagne, l’étroit et abrupt sentier par où le sire doit revenir glorieux et éclopé. (…) »


Publiée à trois cents exemplaires depuis le printemps dernier, cette petite mais très intéressante édition risque de devenir bientôt elle aussi introuvable !…

24 novembre 2018

Claudius Revoux, horloger d’Anduze…

Dans un billet du mois d’avril 2016 j’avais évoqué succinctement le nom de Revoux dont on apercevait sur une carte postale ancienne jointe un bout du magasin situé place Couverte, derrière la fontaine Pagode. Voisin du libraire Génolhac (1), j’ignorais alors qu’il était aussi son beau-frère, ayant épousé sa sœur Louise en 1883. Ces renseignements et les autres qui vont suivre m’ont été communiqués par madame Sylvette Carrichon, descendante de la famille. Des documents intéressants puisqu’en dehors du plaisir de mettre un visage derrière un nom, ils permettent aussi de constater que Claudius Revoux, horloger-bijoutier, n’était pas qu’un simple commerçant mais bien un véritable artisan-créateur à priori très apprécié au plus haut niveau de sa corporation.
 
En 1894 et à l’âge de trente cinq ans, la médaille d’or qu’il obtint à Paris de la Fédération Française des Horlogers, Bijoutiers et Orfèvres, a sans aucun doute dû booster son activité. Dans son bulletin municipal de 2011 la ville de Lézan lui rend hommage à travers un article précisant qu’il est l’auteur du dernier mouvement mécanique de leur tour de l’Horloge :  
« (…) En 1895, le sieur Claudius Revoux, horloger à Anduze, s’engage à fournir et à poser une horloge publique pour le compte de la commune et la somme de 1085, 60 frs conformément au projet établi par lui à la date du 7 décembre 1895 et approuvé par Mr le Préfet le 24 décembre 1895. Le 10 mars 1896, le PV de réception et bon fonctionnement était signé. Ainsi notre tour a été habitée par deux horloges mécaniques, celle de 1896 bien que marquant certains signes de fatigue bien compréhensibles est toujours à l’œuvre (…) »

Il serait logique, mais cela reste à vérifier, que l’horloger se soit aussi occupé de l’installation du dernier mouvement mécanique de notre propre tour de l’Horloge, sensiblement de la même époque et conservé aujourd’hui dans l’une des salles de la mairie…

(1) J’ai consacré un billet à son fils Alfred (1-novembre 2015), gravement blessé à la tête pendant la première guerre mondiale et qui écrivit un petit recueil de poésies lors de sa convalescence.